Le récent rapport des inspections générales de la gendarmerie et de la justice concernant l'affaire Lyhanna a confirmé des "dysfonctionnements" et des "erreurs individuelles" dans l'instruction d'une plainte pour viols sur mineur déposée en août 2025, impliquant Jérôme Barella. Cette information a été rapportée par l'AFP et d'autres médias.
Dès le début de l'affaire, les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, avaient mis en lumière ces lacunes dans le traitement des plaintes.
Le rapport, qui sera publiquement divulgué ce lundi, ne révèle pas de nouvelles informations as de fond, mais permet de mieux saisir les événements qui ont entouré le suivi de la plainte déposée en août 2025. "Il aide à comprendre ce qui semblait incompréhensible," a noté une source proche du dossier.
Des médias tels que La Tribune Dimanche et Le Parisien ont mis en avant les défaillances signalées par les inspections, qui soulignent des erreurs individuelles, plutôt qu’un manque de ressources, comme cause des problèmes rencontrés.
La plainte, formulée par la mère de la petite Rosa, qui désignait Jérôme Barella comme l'agresseur, avait été initialement confiée à des gendarmes de la Haute-Garonne avant d’être transférée au parquet d'Auch (Gers), en raison de la localisation des faits, qui avaient eu lieu au domicile de l'accusé.
Le traitement de cette plainte a été marqué par un va-et-vient entre Auch et Toulouse suite à l’envoi de documents par voie postale. Le dernier développement connu est une nouvelle audition de la mère de Rosa par des gendarmes de la brigade de Lectoure, suivie d’une communication le 14 février avec le parquet d'Auch.
Après cela, le silence a prévalu. Jérôme Barella n’a été ni interrogé ni placé en garde à vue jusqu'à ce qu'il soit mis en cause dans l’enlèvement et la séquestration de Lyhanna, dont le corps a été tragiquement découvert dans un silo d’une ancienne ferme.
Les premiers résultats de l’autopsie de Lyhanna ont révélé qu'elle avait été victime d’un viol, et des traces d'ADN de Jérôme Barella ont été retrouvées sur son corps, relançant les spéculations sur la gestion de la plainte initiale.







