Un couple de parents a récemment décidé d'agir en portant plainte contre l'école La Bressola de Saint-Estève, dénonçant des actes de violences, d'humiliations et un harcèlement constant auxquels leur fils de 7 ans aurait été soumis. Ces accusations ont été enregistrées auprès des gendarmes, tandis que la direction de l'établissement rejette ces allégations en assurant avoir toujours soutenu la famille.
Cette situation a mis une pression considérable sur l'école associative La Bressola, située dans les Pyrénées-Orientales. Les parents, après des mois de tension, ont déposé des plaintes pour des actes qu'ils qualifient de « harcèlement » et de « violences » à l'encontre de leur fils, scolarisé dans une école qui a la réputation d’être bienveillante et à taille humaine.
Dans une déclaration, Audrey, la mère, a exprimé son désarroi : « On nous avait dit que c'était un établissement où les grands s’occupaient des petits, mais la bienveillance semble ne plus être au rendez-vous. » Elle témoigne d'une dégradation progressive de la situation, exacerbée par l'absence de l'enseignante principale depuis le 9 avril.
Le président de La Bressola, Guilhem Nivet, a évoqué une « rupture de confiance entre la famille et l’équipe pédagogique ». Il défend l’établissement, soutenant qu’il a toujours cherché des solutions adéquates pour accompagner l'enfant, tout en indiquant que des protocoles étaient en place, mais n’auraient pas été respectés.
« Si vous ne venez pas, nous appelons la police »
Les parents rapportent que, depuis l’absence de l’enseignante, des appels quotidiens leur demandent de récupérer leur enfant pendant les heures de classe. « Les motifs invoqués sont divers, allant du manque de gestion de ses émotions à une pénurie d’effectifs, avec la menace d’appeler la police si nous ne réagissons pas », confie Audrey.
Cette situation a poussé le garçon à voir plusieurs spécialistes pour l’aider à gérer ses émotions. Une collaboration entre les professeurs et les parents a été mise en place, mais cette entente semble fragile selon la famille.
Guilhem Nivet souligne que tout enfant est accepté dans l’établissement, et « refuser les enfants ayant des troubles serait une solution radicale ». Néanmoins, les parents estiment que certains adultes ne savent pas encadrer les comportements atypiques, appelant à une plus grande responsabilité chez les enseignants.
« Il était privé de récréation »
Des témoignages recueillis révèlent que le fils était fréquemment isolé lors des pauses récréatives, renforçant ainsi le sentiment de souffrance. Le père a partagé une inquiétante découverte : son fils assis seul sur une chaise lors de la récréation, et par ailleurs, il a assisté à des actes violents sur sa fille de 3 ans, provoquant un haut-le-cœur. Des vidéos de ces événements sont en possession de la rédaction d'ICI Roussillon.
Les choses se sont intensifiées lorsqu'un médecin a prescrit six jours d'interruption temporaire de travail (ITT) à l'enfant, évoquant des « punitions, menaces et humiliations » endurées à l'école, et notant une « anxiété à retourner à l’école ».
Devant une telle gravité, la direction de La Bressola a nié toute défaillance, mentionnant plusieurs inspections par les services de l'Éducation nationale et affirmant que les directives avaient été respectées. Nivet a ajouté qu'il y a une réelle souffrance au sein de l'équipe enseignante face à cette situation.
L’enfant a changé d’établissement
Récemment, l'enfant a intégré une nouvelle école publique. Sa mère souligne : « Nous faisons tout pour l'accompagner dans ce nouveau tournant. Pour le moment, tout se passe bien. » La situation révèle une réalité parfois difficile à accepter au sein des établissements scolaires.







