Une décision controversée
À Marguerittes, la récente décision d'augmenter la taxe foncière suscite l'ire des habitants. Le conseil municipal a voté cette mesure le 29 avril 2026, provoquant un sentiment d'inquiétude chez de nombreux résidents. "Je suis frustrée, mais nous n'avons pas le choix, nous devons payer," déclare Aurélie, infirmière libérale et propriétaire depuis 2011.
Réactions mitigées
Le maire, Rémi Nicolas, défend cette hausse de cinq points (entre 6 et 8 %) en invoquant des finances municipales fragilisées par la baisse des dotations de l'État. "Cette situation touche toutes les collectivités. À Marguerittes, nous avons moins de revenus alors que nos charges augmentent," précise-t-il.
Cependant, cette justification n'est pas du goût de l'opposition. Stéphane Guillemin, élu d'opposition, souligne que cette décision n'a pas été annoncée pendant la dernière campagne électorale. "C'est une surprise désagréable quand on sait que beaucoup de Marguerittois souffrent de la crise du pouvoir d'achat," déclare-t-il en dénonçant le manque de transparence.
Des accusations de gestion incohérente
Guillemin accuse la municipalité d'avoir négligé la gestion des finances. "Il y a eu des créations de postes qui n'étaient pas nécessaires," affirme-t-il. Pour Nicolas, ces nouvelles fonctions comme celle de chef de cabinet et chargé de communication sont justifiées. "Ces postes sont cruciaux pour rendre notre administration efficace," se défend-il.
Une vision d'avenir
Pour faire face aux défis financiers, le maire souligne l'importance de diversifier les recettes. Projets d'Aires de camping et d'une ferme photovoltaïque, qui devrait générer 150.000 euros annuels, sont à l'étude. "La fiscalité n'est qu'une partie de la solution," conclut-il.
L'augmentation de la taxe foncière affectera près de 3.500 propriétaires à Marguerittes, marquant une nouvelle étape dans la gestion économique de la commune, une étape qui pourrait créer un fossé entre les aspirations des habitants et les décisions prises par leurs élus.







