Ça risque d'être un désastre, alerte Thierry Fagot, co-président de l'association PMCV (Protection et Maintien du Cadre de Vie), sur le média Ici Roussillon. Une réunion cruciale est programmée ce mercredi soir au Soler, à partir de 18h, où la communauté se mobilise contre le possible contournement de Perpignan par le TGV.
Ce contournement représente un enjeu majeur de la concertation publique lancée récemment concernant la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Perpignan à Montpellier. Pour éviter que les TGV, qui ne s'arrêteront pas à Perpignan, perdent du temps à traverser la commune, un itinéraire dévié par l'ouest de la ville est envisagé. Ce projet impliquerait des destructions d'infrastructures comme l'Intermarché et le magasin de matériaux Chausson, le tout pour un gain de temps estimé entre cinq et huit minutes, selon diverses sources.
Une cicatrice de vingt kilomètres
Ce projet laissera une empreinte dévastatrice sur la qualité de vie des villages affectés. C'est comme une cicatrice de vingt kilomètres qui divisera Toulouges et Rivesaltes. Pour le Soler, c'est la séparation en deux de cette belle commune !, souligne Thierry Fagot, qui s'inquiète aussi des nuisances sonores générées par les travaux nécessaires à la traversée.
Les coûts du contournement pourraient atteindre les sept milliards d'euros, un montant considérable selon les experts. Bérénice Dupont, urbaniste au sein de l'association de défense des droits des habitants, a également partagé son avis : Les enjeux environnementaux doivent primer dans ce cas, nous devons préserver l'intégrité de nos villages.
Pour l'association PMCV, qui n'est pas contre l'arrivée du TGV dans la région, la seule solution viable est de faire passer le train par Perpignan. Thierry Fagot souhaite des éclaircissements de la SNCF lors de la réunion : Lors de la dernière réunion publique à Perpignan, nous n'avons reçu que de la propagande. Nous aspirons à une réponse réelle de nos élus, en particulier celle de la mairesse du Soler.







