Le défi s'annonçait audacieux, mais c'est un beau succès qui se dessine. Après un premier numéro lancé début avril et très vite épuisé dans de nombreux points de vente, Le Gorafi fait son retour en kiosque ce 2 mai avec une nouvelle édition imprimée à Toulouse. Pas moins de 30.000 copies ont été tirées, témoignant de l’engouement des lecteurs.
« Je ne m’attendais pas à un tel engouement. Je pensais que seuls mes parents allaient acheter le journal », confie avec une pointe d'ironie Sébastien Liebus, directeur général du Gorafi. Le premier numéro, qui a rencontré un public fidèle, a engendré des ruptures de stock dans près d'un tiers des points de vente, entraînant un retirage urgent de 10.000 exemplaires.
Un pari risqué… et une attente réelle des lecteurs
Pourquoi, à l'ère du numérique, faire le choix du format papier ? « L’idée était de s’affranchir des algorithmes et de renouer un lien direct avec les lecteurs. Nous souhaitons offrir une lecture calme, dépourvue de notifications, et établir un rendez-vous mensuel », précise Liebus. Si les chiffres de ventes sont prometteurs, le chemin reste semé d’embûches : « Maintenant, le défi est de pérenniser cette aventure, numéro après numéro. »
Une collaboration 100 % locale avec La Dépêche du Midi
Derrière cette initiative, le Gorafi ancre son projet dans le territoire occitan. En effet, il s’appuie sur les installations et le savoir-faire de La Dépêche du Midi, un actionnaire minoritaire de DC Company, la maison mère du Gorafi, déjà engagée dans l'imprimé de ses propres titres. « Les équipes sont ravies de participer à l’aventure, pour une fois, elles impriment un journal sérieux », souligne Lébius, le sourire aux lèvres. L'ensemble du processus, de l'impression à la maquette, en passant par le suivi éditorial, se déroule à Toulouse, dans un cadre professionnel classique. Ce partenariat stratégique permet au Gorafi de proposer un « vrai journal » en kiosque, tout en maîtrisant les coûts et la diffusion.







