La situation est critique : deux associations, la Fondation des Femmes et M’endors pas, ont décidé de porter l'affaire devant la justice française. Ces organisations alertent sur l’existence d’une plateforme, Motherless, où des individus échangent des conseils et des vidéos sur comment droguer et violer des femmes, comme le rapporte CNN.
Avec plus de 81 millions de vues et des milliers de vidéos partagées, le site a fait l'objet de plusieurs enquêtes médiatiques, témoignant d'un phénomène inquiétant de violence sexuelle en ligne. "Nous sommes témoins de comportements organisés qui encouragent les violences envers les femmes. Il est crucial que les autorités prennent cela au sérieux", a déclaré Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes.
Appel à l'action
Les associations demandent une enquête approfondie et que le site soit bloqué, tout en appelant à des mesures de régulation plus sévères. "La justice doit devenir proactive et ne peut reste passive face à cette impunité", souligne Lorraine Questiaux, avocate engagée dans la lutte contre la soumission chimique.
La situation de Motherless met également en lumière l’échec des efforts à l’échelle internationale pour contrer de telles pratiques. "Il est inadmissible de laisser des communautés criminelles prospérer sur Internet", poursuit Anne-Cécile Mailfert. Les associations estiment qu’il est grand temps que des lois strictes soient mises en place pour protéger les victimes potentielles dans un monde numérique où l’anonymat favorise les abus.
La nécessité d'une régulation stricte
Les préoccupations des associations ne se限ent pas à Motherless. Elles font état de la réouverture du site Coco, qui avait été fermé suite à des affaires de viols notoires. "Nous avons besoin d'une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, qui améliorerait la coopération entre la justice, la santé et les technologies numériques", ont-elles déclaré.
En conclusion, ces organisations appellent à une vigilance accrue et à une responsabilité des plateformes, afin de garantir la sécurité des femmes face à des crimes qui ne peuvent plus être ignorés. L'inaction n'est plus une option.







