La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a présidé ce mardi à Suippes (Marne) un hommage national émouvant au sergent Anicet Girardin, décédé à 31 ans suite à une embuscade dans le sud du Liban. Militaire au sein du 132e régiment d'infanterie cynotechnique, il est le 145e soldat français à perdre la vie dans ce pays depuis 1978.
Le sergent Girardin avait été blessé le 18 avril lors d'une mission pour la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et a reçu la Légion d'honneur à titre posthume au cours de cette cérémonie poignante.
Ce qu’il faut retenir
Le sergent Girardin a perdu la vie par la suite de ses blessures après avoir été victime d’une embuscade le 18 avril, une attaque attribuée au Hezbollah, qui a coûté la vie à un autre militaire, l’adjudant Florian Montorio.
Actif au sein de la Finul depuis le 23 janvier, il a été honoré pour son engagement et son courage.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient en février, il est le troisième militaire français à être tué dans des opérations extérieures.
"Votre sacrifice ne sera jamais oublié. Vous resterez un exemple pour tous", a déclaré Catherine Vautrin lors de la cérémonie devant un cercueil recouvert du drapeau tricolore. Le Ministère des Armées a salué un homme "de confiance, discret et respecté".
Anicet Girardin s’était engagé en 2016 et avait acquis une expertise précieuse dans la détection d’explosifs. À cette occasion, la ministre a souligné que "sa spécialité nécessite une patience et un savoir-faire qui transcendent les simples manuels".
Une embuscade tragique
Le sergent, promu à titre posthume, était porteur d’un savoir-faire reconnu dans sa spécialité. Lors de la mission du 18 avril, sa patrouille a été attaquée par un groupe armé, suite à quoi il a courageusement tenté de secourir un camarade blessé. Malheureusement, il a succombé à ses blessures après avoir été évacué en France.
La ministre Catherine Vautrin a mis en lumière l'importance du rôle de la France au Liban, ajoutant que "ce tragique événement rappelle le prix que la nation doit payer pour assurer la paix".
Anicet Girardin a été décoré à titre posthume de la médaille militaire, de la croix de la Valeur militaire et a été fait chevalier de la Légion d’honneur. Il laisse derrière lui sa compagne, également militaire, et un enfant de deux ans.
Sa mort se place dans un contexte tendu, où les relations internationales sont marquées par des conflits croissants. Des recherches récentes indiquent que cette situation pourrait encore s'intensifier, rendant hommage à des soldats comme Girardin encore plus poignant. (source)
Il est essentiel que la France continue à se rappeler des sacrifices de ses soldats pour garantir un avenir de paix.







