La visite du ministre de l'Éducation nationale à Bordeaux les 23 et 24 avril avait pour objectif de mettre en lumière les initiatives novatrices des "collèges en progrès", notamment au sein du collège Toni-Morrison, situé dans le quartier Belcier. Cette institution se distingue par son engagement à améliorer la performance académique des élèves en mathématiques et en sciences grâce à des ajustements pédagogiques.
"Nous refusons de croire qu'un collégien puisse avoir 50% de chances d'obtenir son brevet simplement en fonction de l'établissement où il est scolarisé", a déclaré le ministre Édouard Geffray. Ce programme vise précisément à corriger ces inégalités en offrant un soutien ciblé aux établissements où les résultats en français et en maths sont nettement inférieurs à la moyenne.
Avec un taux d'échec élevé observé dans certaines classes, le collège Toni-Morrison fait partie des 800 établissements sélectionnés pour l'accompagnement renforcé, illustrant l’effort collectif pour égaliser les chances éducatives. Ce dispositif s'appuie non seulement sur l'engagement des enseignants, mais également sur une collaboration active avec les équipes du rectorat pour identifier les leviers d'amélioration spécifiques.
Un focus particulier sur les filles
Dans un effort supplémentaire pour encourager la parité dans les matières scientifiques, le collège a also intégré des classes à horaires aménagés en mathématiques et sciences (Chams), lancées par la ministre Élisabeth Borne dans le cadre du plan "Filles et maths". L'objectif de ce programme est d’atteindre une représentation féminine d'au moins 50% dans ces classes, reliant directement l'équité de genre aux choix académiques des jeunes filles.
Les premières retombées de cette initiative se font déjà sentir. "Il y a un réel changement chez les filles, mais nous devons continuer à briser les stéréotypes qui hantent cette matière", a ajouté Geffray. De plus, avec 70 classes Chams créées cette année, le ministère prévoit d'augmenter ce nombre à 300 l'année prochaine, un véritable signe d'engagement vers l'inclusion.
Un avenir prometteur
Le ministre espère que ces actions porteront leurs fruits d'ici quelques années. "Nous avons déjà observé des progrès, mais le chemin est encore long", a-t-il affirmé. Bien que des avancées notables aient été faites au niveau de l'éducation primaire, les inégalités persistent au collège, comme le révèlent les évaluations nationales.
En somme, cette démarche représente un espoir pour un avenir où filles et garçons pourront bénéficier des mêmes opportunités en mathématiques et en sciences, contribuant ainsi à une société plus équitable.







