Pour pallier la surpopulation de sangliers, la préfecture de l'Hérault a organisé une battue administrative le 12 avril dernier dans les communes de Montpellier et Juvignac. Au total, 29 sangliers ont été prélevés. Cette régulation s’impose alors que la présence de ces animaux dans des zones urbaines engendre des problèmes de sécurité, selon les affirmations des autorités locales.
La préfète de l’Hérault a ainsi mandaté les lieutenants de louveterie pour cette opération, qui s'est concentrée sur des secteurs comme le lac des Garrigues et la Paillade. La battue mobilisait 1 chef de battue, 62 chasseurs et 17 piqueurs accompagnés de leurs chiens. Des forces de l’ordre étaient également présentes pour garantir la sécurité lors de cette opération en milieu urbain et péri-urbain.
Du milieu naturel vers le milieu urbain
Le problème de la surpopulation de sangliers n’est pas inédit. En 2017, la Métropole de Montpellier avait mis en place des pièges pour tenter de réguler leur nombre. Parallèlement, un projet de recherche est conduit par le centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) du CNRS, cherchant à comprendre les raisons qui poussent ces sangliers à envahir les territoires urbains. Les résultats de ces études mettent en lumière plusieurs voies d’entrée pour les sangliers, notamment à travers ce que l’on appelle des trames vertes et bleues.
Il semble que ces sangliers, une fois en ville, trouvent de quoi se nourrir et se cacher, rendant leur déplacement moins fréquent. Les autorités rappellent aussi aux habitants de ne pas nourrir ces animaux pour éviter que leur présence n’entraîne des dommages considérables sur les cultures et les espaces verts.







