« On ne touche pas à un professeur en République », a affirmé Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, en réponse à une agression survenue vendredi au lycée Jules Guesde à Montpellier. Cette altercation, jugée « violente et inadmissible », a suscité des réactions fortes au sein des autorités.
Geffray a souligné que des comportements de ce type « n’ont pas leur place dans un cadre éducatif », rappelant que chaque enseignant bénéficie de la protection fonctionnelle. « Il est crucial de déterminer les faits pour prendre les mesures adéquates », a-t-il ajouté, indiquant qu’une mesure conservatoire a été mise en place à l’encontre du professeur impliqué et de deux élèves de première en attendant un conseil de discipline.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre la scène, où l’enseignant tente de récupérer son téléphone d’un élève qui le repousse, aboutissant à un échange de coups. Selon les réseaux sociaux et des témoins, l'incident a escaladé rapidement, mettant en lumière la tensions qui existent dans certains établissements.
Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête pour clarifier les circonstances de cette agression et cela s’accompagne d'une enquête administrative lancée par le ministère, comme l’a rapporté Midi Libre.
Deux plaintes déposées
L’enseignant a quant à lui déposé plainte pour « vol avec violence en réunion dans un établissement scolaire », tout en reconnaissant une « réaction inappropriée en frappant l’élève » en retour. Le lycéen concerné a également porté plainte pour « violence par une personne chargée d’une mission de service public ».
Des représentants syndicaux ont indiqué que le professeur de Sciences de la Vie et de la Terre était intervenu pour demander à des élèves de quitter le couloir, mais se sont heurtés à une résistance qui a conduit à cette escalade. Cette situation met en lumière les défis croissants auxquels sont confrontés les enseignants dans leur quotidien.







