Récemment, à Colomiers, une rencontre orchestrée par l’ADAMA 31, en collaboration avec l’Université Populaire Edgar-Morin pour la Métamorphose, a ouvert la porte à une réflexion importante sur l’abstention électorale. Près de vingt participants ont répondu présent, accompagnés de huit animateurs motivés.
Le phénomène de l’abstention en France est préoccupant : 58 % pour les élections municipales de 2020 et 65 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans se sont abstenus lors des législatives de 2022. Sur demande d’ADAMA 31, Marina Casula, professeure à l’Université Toulouse Capitole, a conduit cinq étudiants dans le cadre d’une étude approfondie, interrogeant 40 personnes lors d’ateliers participatifs autour de la citoyenneté, de l’abstention et de la participation démocratique. Au cours de son intervention, Marina Casula a présenté les différentes formes de démocratie, notamment la démocratie directe, créative et représentative, soulignant que la démocratie représentative permet aux citoyens de choisir leurs représentants.
Diverses manières d’exprimer son vote sont en effet observées selon les pays. Par exemple, en Belgique, le vote est obligatoire, assorti de sanctions pour ceux qui ne se présentent pas. En France, seuls ceux qui sont inscrits sur les listes électorales et qui ne votent pas sont considérés comme abstentionnistes. Les taux constatés, particulièrement chez les jeunes, pourraient donc être davantage alarmants. Face à ce constat, les participants ont été invités à analyser en petits groupes les causes de cette abstention et à envisager des solutions.
La forme du vote
Pour dynamiser la participation des jeunes, plusieurs pistes ont été évoquées : organiser le vote hors des week-ends, adopter des méthodes modernes comme le vote numérique, ou encore attribuer une note à chaque candidat afin d’initier une forme de « démocratie créative ». Certaines propositions incluent également des sanctions pour ceux qui s’abstiennent ou une meilleure valorisation du vote blanc, représentant le rejet de l’ensemble des options proposées. En outre, il est crucial de respecter les résultats électoraux.
Informer et sensibiliser les jeunes à la citoyenneté devrait également faire partie des priorités, que ce soit à travers une instruction civique renforcée à l’école ou via les publications municipales. Impliquer les jeunes dans le processus décisionnel par le biais de conseils jeunes est une autre voie à explorer.
Des idées additionnelles ont été mises sur la table : consulter les électeurs par des sondages numériques ouverts, sans se limiter aux sondages d’opinion classiques, et tenir compte de l’engagement et des actions des élus, avec des périodes de questionnement à l’égard de certaines fonctionnalités.
Les participants, engagés et inventifs, ont salué la profondeur de cette rencontre, qui s’est révélée tant studieuse qu’agréable. L’avenir de la participation démocratique à Colomiers semble prometteur, à suivre de près !







