Le carnaval d'Hasparren, dans les Pyrénées-Atlantiques, a pris un virage polémique avec la destruction d'une effigie représentant Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. Cet événement, survenu le 7 février, est en cours d'examen par la Procureure de la République de Bayonne, qui a ordonné une enquête sur ces faits, rapportait Le Figaro. Une vidéo de la scène a été largement diffusée, présentant Bardella assis sur une chaise avec un brassard intitulé «I Love Marine».
«Transformer un carnaval en tribunal de la haine : l’extrême gauche assume la violence comme mode d’expression politique», a dénoncé sur X Matthieu Valet, eurodéputé RN. La députée Edwige Diaz, représentant la Gironde, a ajouté : «Cette violence représente une atteinte directe à la démocratie !». Philippe Ballard, député de l’Oise, a déclaré : «C’est une mise en scène de haine politique et une honte d’y associer des enfants !» À l'heure actuelle, Jordan Bardella n’a pas réagi publiquement à ces événements.
Traditionnellement, le carnaval célèbre l’arrivée du Carême, une occasion pour les communautés de tourner en dérision les «maux» de l'année passée. Dans cette célébration basque, le personnage de Zan Pantzar est utilisé pour incarner le mal, et son procès fictif se termine par son incinération. En choisissant Bardella pour représenter cet archétype, les organisateurs semblent vouloir critiquer les excès de la politique contemporaine. Ce choix souligne la montée des tensions politiques en France, où les traditions festives sont de plus en plus teintées de polarisation. Selon plusieurs experts en sociologie politique, «ce phénomène montre que même les traditions populaires peuvent se transformer en espace d'expression pour des luttes politiques». Par ailleurs, le site France 24 a mentionné que ce type d’action est fréquent à l’approche des élections, où les symboles deviennent cibles de contestation.







