En ce début d'année électorale, les communistes du Lot-et-Garonne lancent un appel ambitieux à l'unité, en réponse à la montée inquiétante de l'extrême droite. Lors de la cérémonie des vœux, Guilhem Mirande, secrétaire départemental du PCF, a exprimé la nécessité d'un front populaire pour défendre les droits des travailleurs et garantir la protection des services publics ainsi que de la souveraineté alimentaire.
« Salaire, paix, climat : voilà trois piliers pour cette nouvelle année », a souligné Mirande lors de son discours à Agen. La vitalité militante du Lot-et-Garonne a été mise en avant, illustrée par la présence de Fabien Roussel, qui a apporté son soutien aux employés de l'entreprise Georgelin, confrontée à des défis importants.
Dans un contexte local marqué par la perte de 74 emplois chez Ultra Premium, récemment délocalisés malgré des aides financières de la Région, l'élu PC Jean-Jacques Mirande a appuyé la nécessité d'un remboursement des fonds publics alloués. Les communistes promettent de continuer à se battre aux côtés des travailleurs pour défendre leurs droits.
La défense du monde paysan, mis à l'épreuve par des politiques agro-industrielles opaques et des accords de libre-échange comme celui avec le Mercosur, demeure une priorité pour le PCF. « La souveraineté alimentaire doit être préservée », a insisté Mirande.
Lors de cette assemblée, un appel à construire un front populaire a également été partagé par Laurent Bruneau, candidat de la gauche agenaise. Le PCF souligne que les municipalités doivent rester des bastions de résistance face à la réduction des services publics. « Notre action doit répondre aux besoins réels des citoyens, plutôt qu'aux logiques de profit », a-t-il déclaré.
Conscience de classe
Le discours a également mis en garde contre l'illusion que représente le Rassemblement national, qui, selon Mirande, s'oppose à toute mesure en faveur des travailleurs. Dans cette perspective, il appelle à une solidarité accrue entre les classes populaires pour restaurer une conscience de classe.
« Sécuriser la vie est indispensable. Cela passe par l'emploi, la formation et l'avenir écologique. Mais nous devons également désirer un monde meilleur, un monde plus libre et plus digne », a conclu Guilhem Mirande, en invitant tous les sympathisants à rejoindre les événements à venir, notamment la célébration du centenaire de la fête de Feugarolles en juin prochain.







