François-Noël Buffet, ancien ministre, a promis mercredi 15 juillet de garantir "une indépendance totale" en réponse aux critiques visant sa nomination. Cette audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale s'inscrit dans un contexte où une soixantaine d'associations, dont Greenpeace France et Médecins du Monde, se sont opposées à sa candidature, jugeant ses positions passées incompatibles avec les valeurs du poste.
L'ex-ministre souligne avoir toujours veillé à respecter les libertés individuelles tout au long de sa carrière.
Buffet, qui a entamé sa carrière comme avocat, a réitéré son engagement à défendre les valeurs de la République. Il a également admis avoir "évolué" sur plusieurs questions, notamment sur le mariage pour tous : "C'était un doute sur les conséquences, pas sur le principe", affirme-t-il.
Les critiques ne manquent pas. Le député LFI Andy Kerbrat a même dénoncé des votes jugés racistes et homophobes. Toutefois, Buffet persiste à déclarer que son mandat ne modifiera pas ses convictions : "Je resterai attaché et déterminé à défendre les valeurs républicaines".
Il a ajouté que le rôle de Défenseur des droits nécessite une forte indépendance, en conformité avec ses propres principes.
Concernant les craintes d'un éventuel marchandage politique entre l'Élysée et le Sénat, Buffet a rejeté cette hypothèse, affirmant ne pas être au courant de telles manœuvres.
La décision finale sera rendue publique le 21 juillet, après l'audition de Buffet par la commission du Sénat, qui aura également son mot à dire sur cette nomination controversée.







