Marine Le Pen et Jordan Bardella ont clairement affiché, ce week-end, leur unité. Ils ont réitéré leur soutien mutuel à moins d'une semaine de la décision de la cour d'appel , qui pourrait déterminer si la leader du Rassemblement National peut se présenter pour la quatrième fois aux élections présidentielles.
"Je désire lui réiterer mon soutien inconditionnel. Je me suis engagé en politique pour voir Marine Le Pen devenir présidente de la République, et j'espère réellement qu'elle y parviendra d'ici quelques mois", a affirmé Jordan Bardella lors d'un "banquet champêtre" organisé par le RN.
Marine Le Pen, prenant la parole peu après, a souligné l'importance de cette décision judiciaire, estimant qu'elle pourrait perturber le bon fonctionnement démocratique de la France. Elle a déclaré : "Cette situation ne doit pas occulter notre détermination".
Exprimant son soutien indéfectible à Jordan Bardella, elle a ajouté : "Je l'accompagnerai chaque jour avec énergie, confiance et conviction, même en tant que Premier ministre si je suis élue".
Les défis à l'horizon
Marine Le Pen a averti ses partisans : "Des sondages favorables ne doivent pas nous amener à considérer les élections comme acquises". Elle a également anticipé une possible compétition au second tour face à une "coalition d’adversaires incapables" qui, selon elle, ont pour seul programme la lutte contre le Rassemblement National.
Elle sera fixée sur son sort judiciaire mardi, 7 juillet, lorsque la cour d'appel prononcera sa décision concernant l'affaire des assistants d’eurodéputés du RN. Une peine d'inéligibilité de plus de deux ans l'empêcherait de briguer la présidence, et elle a clairement exprimé qu'une décision exigeant un bracelet électronique rendrait sa campagne impossible.
Les attentes seront palpables lors de son annonce, probablement retransmise en direct. À l'approche de cette échéance, l’unité affichée par Bardella et Le Pen semble plus cruciale que jamais pour la stratégie du RN et son avenir politique.







