Battu lors des élections municipales en mars dernier, Jean-Michel Aulas a récemment exprimé son mécontentement envers ses anciens alliés politiques. En tant que premier vice-président de la métropole de Lyon, il a décidé de faire entendre sa voix après avoir perdu ses délégations suite à une plainte pour viol contre l'un de ses conseillers.
Sur LinkedIn, l’ex-président de l’Olympique lyonnais a écrit : « À chaque élection, les appareils politiques tentent de séduire la société civile pour se renouveler, tout en sachant qu'ils perdent la confiance du public. »
Aulas vise les "jeunes loups" de la politique
Il a également pointed du doigt ces "jeunes loups impatients" qui, selon lui, ont profité de sa candidature pour renforcer leur pouvoir : « Certains partis ont utilisé notre dynamique pour établir une majorité que peu anticipaient, contribuant ainsi à faire monter de nouvelles figures au sein de la Métropole. Une fois la société civile exploitée, elle est laissée de côté, souvent sans élégance », a-t-il ajouté, sans citer de noms précis.
Jean-Michel Aulas est sous le feu des critiques pour avoir maintenu son directeur de communication pendant la campagne, malgré l’alerte lancée par la plaignante, qui affirme avoir subi un viol sous soumission chimique. Le conseiller mis en cause dément ces allégations, et la plaignante a déposé une plainte en mai.
Suite à cette révélation le 10 juin, la présidente LR de la métropole, Véronique Sarselli, a demandé le retrait de Aulas et de deux de ses proches, tous vice-présidents grâce à leur alliance électorale. Bien qu'il ait d'abord résisté, Aulas a finalement cédé à la pression de son groupe.
Des tensions politiques croissantes à Lyon
À la métropole, Aulas était en alliance avec Sarselli et son mouvement, Grand cœur lyonnais, qui rassemblait des candidats d'horizons divers, allant du MoDem à LR. Toutefois, cette coalition a rapidement volé en éclats.
« Le but était de ramener la société civile à sa place : loin des postes clés et des candidatures, laissant certaines figures politiques continuer à exister », a également dénoncé Aulas sur LinkedIn. Il conclut : « Ces manœuvres sont non seulement immorales, mais aussi cyniques. »







