L'affaire Lyhanna fait couler beaucoup d'encre et place Gérald Darmanin sous le feu des critiques. Le ministre de la Justice a annoncé sa volonté de reprendre l'examen de toutes les plaintes concernant les enfants, une initiative considérée comme de la "démagogie" par l'opposition.
Le garde des Sceaux est au cœur de la controverse suite à la révélation de plusieurs défaillances dans cette affaire tragique. Les voix s'élèvent de toutes parts, demandant la démission de Darmanin, qui, malgré la pression incessante, demeure déterminé à conserver son poste.
Ce lundi 8 juin, il a déclaré : "La question de ma présence au gouvernement se poserait si je n’assumais pas ma responsabilité." Dans un élan de réponse, il a souligné sa volonté de faire examiner "l’intégralité des plaintes touchant les enfants", soit environ 70 000 dossiers, à traiter avant le 14 juillet, d'après RTL. Il s'est également engagé à rencontrer tous les procureurs généraux pour obtenir un bilan de la situation.
L'opposition appelle à la démission
Cependant, ces efforts sont jugés insuffisants par l'opposition. Manuel Bompard, de La France insoumise (LFI), a dénoncé ces mesures comme relevant de "la démago-gie" et des "coups de communication indécents" sur BFMTV/RMC. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a insisté sur la nécessité de la démission de Darmanin, soulignant la responsabilité politique impliquée plutôt qu'une simple défaillance individuelle.
Ce message est également partagé à droite, où l'eurodéputée Marion Maréchal a exprimé son mécontentement. "Je n'attendais pas des excuses de Gérald Darmanin, j'attendais une démission", a-t-elle affirmé sur CNEWS.
Pour sa part, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national (RN), a qualifié ces appels à la démission de "politique politicienne" mais a exprimé son manque de confiance envers Darmanin.
Une manifestation en hommage à Lyhanna
Malgré l'interdiction de la préfecture, une manifestation a eu lieu ce lundi devant le ministère de la Justice à Paris pour honorer la mémoire de Lyhanna. Bien que déplacé à la place Louis Lépine pour des raisons de sécurité, le rassemblement a permis aux participants de clamer : "Darmanin démission".
Darmanin a réagi, reconnaissant la légitimité des manifestants et affirmant : "Si je n'étais pas ministre, j'aurais sans doute manifesté moi aussi, chez moi dans le Nord." Il est attendu mardi pour être auditionné, aux côtés du ministre de l'Intérieur, par la commission des lois de la Chambre haute.







