Le candidat des Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau, a récemment partagé sa vision d'une politique nataliste face au déclin démographique. Dans un entretien accordé à l'AFP, il a mis en avant des mesures telles qu'un revenu familial et la prolongation du congé de naissance jusqu'à six mois.
« Il n'y a pas de fatalité : nous pouvons stopper le déclin démographique », a-t-il déclaré, affirmant sa volonté de « bousculer l'ordre naturel des choses » afin d'investir dans l'avenir du pays.
Depuis l'annonce de sa candidature il y a deux mois, Retailleau présente son programme étape par étape, mettant l'accent sur des questions cruciales pour la droite française.
Père de trois enfants, il n'hésite pas à critiquer l'ancienne présidence socialiste de François Hollande, qu'il accuse d'avoir « remis en cause l'universalité des aides familiales », ainsi que l'actuel président Emmanuel Macron, dont il conteste la continuité de la politique familiale actuelle.
- Aides sous conditions -
« Le dynamisme démographique est essentiel pour la création de richesses futures », souligne-t-il, rappelant que l'an dernier, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la France a enregistré plus de décès que de naissances.
Retailleau s'engage à instaurer un « revenu familial » de 240 euros par mois pour les familles ayant un enfant, montant qui pourrait atteindre près de 1 000 euros à partir du troisième enfant. Cependant, des conditions seront imposées pour bénéficier de ces aides, notamment pour les familles immigrées, exigeant au minimum cinq ans de résidence en France.
Il insiste sur le fait que ces mesures seraient « autofinancées » et souligne la nécessité d'économiser sur les aides existantes, telles que les allocations familiales, pour un coût total de 40,3 milliards d'euros.
- Prolongation du congé naissance -
Concernant le logement, Retailleau souhaite faciliter l'accès aux logements sociaux pour les familles les plus modestes et permettre une déduction des intérêts d'emprunt immobilier des impôts.
Il propose également de prolonger le congé de naissance à six mois pour les nouveaux parents, tout en maintenant 70 % du salaire, engendrant un coût supplémentaire d'environ 700 millions d'euros.
Bruno Retailleau entend aussi assouplir les contraintes financières pour les entreprises afin d’améliorer les solutions d'accueil pour les jeunes parents, notant qu'il est essentiel de concilier vie professionnelle et vie familiale.
Il prévoit notamment la suppression du plafond des 500 000 euros pour le crédit d'impôt famille, ainsi qu'une augmentation du plafond d'exonération de cotisations sociales pour les entreprises qui aident à la garde d'enfants. En matière de crèches, il s'engage à simplifier les normes de construction et d'ouverture pour un accès plus rapide aux places disponibles.







