Le candidat des Républicains à la présidence, Bruno Retailleau, a exprimé sa ferme opposition à la récente annonce du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, visant à régulariser près de 500 000 sans-papiers. Selon Retailleau, cette décision compromet non seulement la sécurité française, mais met également en péril l'harmonie au sein de l'Union européenne. "Je mettrais l'Espagne au ban des nations européennes", a-t-il déclaré sur LCI, ajoutant que ce type de régularisation pourrait inciter des immigrés regularisés à franchir la frontière pour rejoindre la France.
Au moment où la plupart des pays européens durcissent leurs politiques migratoires, l'initiative espagnole contraste avec une tendance générale vers des contrôles plus stricts. Retailleau appelle à rétablir des contrôles aux frontières, soulignant que la France a la légitimité d'adopter de telles mesures en période de crise. Des experts de l'immigration, comme Olivier Ferrand, directeur d'une ONG, affirment cependant que la régularisation peut renforcer l'économie en intégrant une main-d'œuvre souvent indispensable.
Retailleau a également mis en avant que l'Espagne demeure l'une des principales portes d'entrée pour les migrants, partageant cette caractéristique avec l'Italie et la Grèce, en particulier via son archipel des Canaries. En réponse aux critiques, il a exprimé son espoir que d'autres pays européens, majoritairement sous des gouvernements de droite, soutiendront sa position.







