D’anciens membres du parti de Marine Tondelier ont inauguré, lundi, Les Verts populaires, une nouvelle formation qui prône une écologie plus engagée et soutient une alliance avec La France insoumise pour les élections de 2027.
Regroupant des militants déçus par les orientations de leur ancien parti, Les Verts populaires incarnent un appel à l’union de la gauche. Julia Mignacca, la présidente démissionnaire du Conseil fédéral des Écologistes, loue la nécessité d'une écologie populaire et de rupture, et incite les jeunes générations à rejoindre leur mouvement.
Une primaire qui divise les écologistes
Le mouvement critique particulièrement la décision de Marine Tondelier de lancer une primaire de la gauche sans inclure La France insoumise. Selon Mignacca, cette approche, perçue comme une instrumentalisée des alliances municipales, a dénaturé les dynamiques politiques aux législatives de 2024. Elle déclare : "Les écologistes ont rompu avec leur rôle de trait d’union entre les différentes forces de gauche." Selon Richard Marion, un élu de Vaulx-en-Velin, une union est vitale : "L’écologie doit s’affirmer comme une force collaborative. Nous voulons travailler avec toutes les parties, y compris LFI."
Les Verts populaires entendent défendre les revendications du Nouveau Front populaire comme une alternative à la primaire, jugée vide de sens. Leur agenda pour 2027 inclut des mesures concrètes, telles que la rénovation énergétique des logements et l’accès à une alimentation saine pour tous.
Une écologie concrète, mais pas de rapprochement avec LFI
Au stade actuel, les Verts populaires ne souhaitent pas rejoindre La France insoumise, dont ils se distinguent par leur critique du productivisme, comme le précise Jérôme Gleizes, ancien conseiller de Paris. Ils privilégient une écologie qui améliore le quotidien des citoyens, en plaçant les quartiers populaires au cœur de leurs préoccupations.







