Qui sera aux commandes du Sicoval, la communauté d’agglomération du sud-est toulousain ? Le président sortant, Bruno Caubet, fait face à un nouvel adversaire ce mardi 14 avril. Ce vote revêt une importance particulière après les récents bouleversements politiques post-municipales.
Cette élection, souvent considérée comme un « 3ème tour des municipales », joue un rôle crucial dans la gestion des sujets qui touchent le quotidien des citoyens, tels que la gestion des déchets, les transports en commun et le développement économique. Récemment, Toulouse Métropole a vu la réélection de Jean-Luc Moudenc, tandis que le Grand Montauban a accueilli un nouveau maire, Didier Lallemand.
Trente-six communes et soixante-huit conseillers
Le Sicoval, qui regroupe 36 communes comme Castanet-Tolosan, Ramonville et Labège, a été ancré à gauche depuis sa création en 1975. Cependant, les récents changements d'élu à Ramonville, où la centriste Sylvie Brot a battu le socialiste sortant Christophe Lubac, pourraient réorienter cette dynamique. Cette commune est la deuxième plus grande du Sicoval et détient 11 sièges sur les 68 de l'assemblée, accentuant l'impact potentiel de ce changement.
Le maire d’Escalquens en challenger
Jean-Luc Tronco, maire divers droite d'Escalquens, pourrait faire pencher la balance. Il prévoit d'alléger le processus décisionnel en renforçant la voix des maires au sein de l'intercommunalité. Tronco, confiant, a déclaré : « Notre groupe, les Indépendants, compte entre 34 et 39 délégués. Nous avons confiance en nos chances. »
En réponse, Bruno Caubet, le président sortant, s'est montré surpris par cette candidature. Il a souligné le travail accompli depuis sa présidence : « Nous avons beaucoup avancé, en particulier sur la solidarité financière intercommunale. Je suis convaincu que mes collègues me soutiendront. »
Lors des élections précédentes en 2020 et 2024, il n'y avait eu qu'un seul candidat. Le vote pour la présidence du Sicoval se tiendra ce mardi 14 avril à 14h au centre de congrès Diagora de Labège, et pourrait marquer un tournant historique dans la politique locale.







