Julien Fougeirol, le maire de la commune de Saint-Julien-en-Saint-Alban en Ardèche, a décidé de porter plainte après avoir découvert des inscriptions sur les murs de sa mairie, dont l'une le vise personnellement. L'élu relie cet acte à sa candidature récente à la présidence de la communauté de communes.
« Je crains d'avoir mis les pieds là où il ne fallait pas », confie Julien Fougeirol, visiblement inquiet. Dans une atmosphère locale déjà tendue, un tag, « Julien, tête de chien », a été inscrit à la bombe sur la mairie. À proximité, un autre message, « Free Palestine », pointait vers la première inscription. Immédiatement, le maire a décidé de déposer plainte pour dégradations et injures envers une personne dépositaire de l'autorité publique. Pour lui, cet incident est en lien direct avec son engagement politique récent.
Depuis son élection en 2014, Fougeirol n'avait jamais été confronté à une telle violence verbale. Cependant, sa récente candidature à la présidence de la communauté d'agglomération Privas Centre-Ardèche (CAPCA) a changé la donne. Ce dernier mandat a été marqué par une rivalité acerbe entre Michel Valla, maire de Privas, et François Arsac, président sortant de la CAPCA, qui a révélé des affaires accablantes dans la presse, amplifiant un climat déjà explosif.
Malgré des élections récentes décrites comme apaisées par des témoins, Julien Fougeirol exprime des craintes face à des « représailles » potentielles. Suite à cet incident alarmant, le maire de Saint-Julien-en-Saint-Alban a sollicité une protection fonctionnelle auprès du préfet de l'Ardèche. Une situation qui soulève des questions sur l'éthique politique et la sécurité des élus dans ce contexte tendu.







