Après trois semaines suivant l'élection du maire du Rassemblement National, Christophe Barthès, le collectif d'opposition Carcassonne Unie s'exprime. Ils dénoncent plusieurs décisions controversées prises par la nouvelle administration, notamment un arrêté anti-mendicité et le retrait du drapeau européen, ainsi qu'une hausse significative des indemnités. Les membres soulignent l'absence d'engagement sur la promesse de baisse de la taxe foncière. Alix Soler-Alcaraz, Marion Forata, Maria Conquet, Daniel Iché et Eric Ciaparra se sont exprimés sur ces enjeux.
Les critiques, notamment sur le plan social, mettent en avant les conséquences de ces choix. Maria Conquet déclare : "Lorsque le RN accède au pouvoir, ce sont souvent les plus précaires qui souffrent le plus. C'est une réalité triste", en évoquant la suppression de subventions à la Ligue des droits de l'Homme, suite à l'arrêté anti-mendicité.
Au-delà des mesures, le mode de gouvernance actuel est aussi remis en question. "L'opposition a été écartée de toutes les commissions de gestion de la Ville, à l'exception de celles où sa participation est obligatoire. C'est sans précédent dans mes années de mandat", déplore Daniel Iché. Marion Forato ajoute : "Manquer de présence dans les commissions complique l'accès à l'information, mais nous nous battons pour les obtenir."
Toujours en réaction à ce qu'ils perçoivent comme un tournant, le groupe Carcassonne Unie projette de se structurer en association et invite tous les Carcassonnais à les rejoindre. "Jeudi prochain, le 16 avril, nous organiserons une réunion pour discuter de la mise en place de l'association. Tout citoyen désireux de participer est le bienvenu", conclut Alix Soler-Alcaraz, espérant mobiliser un large éventail de soutien.







