Stéphane Mazars, le député récemment élu maire de Rodez, a marqué la fin de son mandat en posant une ultime question au gouvernement sur l'extension des compétences des policiers municipaux. Ce moment a eu lieu hier au Palais Bourbon, alors qu'il se prépare à entamer un nouveau chapitre de sa carrière politique.
Après neuf années passées au sein de l'Assemblée nationale, Mazars a démissionné de son poste de député de la première circonscription de l'Aveyron. Sa suppléante, Pauline Cestrières, prendra le relais. Lors de cette séance, il a déclaré avec émotion : "Désormais, j'ai l'honneur d'exercer le mandat de maire de Rodez, celui qui à mes yeux reste le plus beau et le plus exigeant", suscitant des applaudissements de ses collègues du groupe Renaissance.
Les polices municipales sont devenues indispensables
Lors de cette intervention, Mazars a interpellé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, au sujet d'un projet de loi visant à élargir les prérogatives des forces de police municipales. "En tant que maire, nous devons répondre immédiatement à des situations concrètes. À Rodez, cela rappelle le tragique assassinat de notre chef de police municipale, Pascal Filot, en 2018. Ces policiers sont désormais essentiels et doivent être intégrés dans un cadre de sécurité plus large. Quelles mesures sont prévues pour soutenir cette réforme ?", a-t-il questionné.
Répondant à sa sollicitation, le ministre a précisé : "Ce projet de loi vise à établir des compétences judiciaires renforcées pour les polices municipales, leur permettant de constater divers délits, tout en conservant le maire le pouvoir de direction de sa police." Ce texte, adopté par le Sénat le 10 février, doit être prochainement examiné par les députés.
En marge de cette séance, Stéphane Mazars a su établir un lien significatif entre son mandat de député et celui de maire, en rappelant que les enjeux de sécurité avaient occupé une place centrale durant sa campagne. Il a réaffirmé son engagement à renforcer les effectifs de la police municipale pour mieux faire face aux défis de sécurité, dans l'espoir de voir leur champ d'action s'élargir. Cette volonté résonne avec les préoccupations croissantes des citoyens face à la montée de la violence et de l'insécurité, comme l’indiquent divers médias français.







