Vendredi, les pompiers luttaient pour maîtriser un incendie dans la raffinerie de Mina Al-Ahmadi au Koweït, une situation exacerbée par des frappes attribuées à l'Iran. Ce conflit, qui dure depuis trois semaines, entraîne déjà des conséquences sur les marchés mondiaux et suscite des inquiétudes quant à une future crise économique, soulignent plusieurs experts.
Selon l'agence officielle koweïtienne, l'incendie, bien que ne faisant aucune victime, a entraîné la fermeture temporaire de plusieurs unités de la raffinerie.
Les Émirats Arabes Unis ont également rapporté des attaques récentes de missiles et de drones, tandis que Bahreïn a réussi à maîtriser un incendie causé par des projectiles d'origine iranienne.
Plus d'une douzaine de drones ont été interceptés en Arabie Saoudite, révélant l'ampleur Croissante des tensions dans la région, comme l'a rapporté le ministre de la Défense saoudien.
La République islamique a déploré la perte d'Ali-Mohammad Naïni, porte-parole des Gardiens de la Révolution, affirme que sa mort résulte d'une "attaque criminelle" orchestrée par les forces américano-sionistes. "Notre industrie balistique mérite une note parfaite", a-t-il déclaré dans un message avant sa mort.
Les récentes déclarations de Benjamin Netanyahu, affirmant que l'Iran était en train d'être "décimé", ont été contrebalancées par des rumeurs de la part de Téhéran sur une éventuelle augmentation de la production de missiles, même en temps de guerre.
Les appels à la retenue émis lors d'un récent sommet européen n'ont semble-t-il pas eu d'impact sur ces frappes. Les experts, tels que Robert Pape de l'Université de Chicago, mettent en garde contre un "choc économique profond" qui pourrait en résulter.
Alors que la région marquait traditionnellement le nouvel an persan et le mois de Ramadan, l'ambiance festive a été ternie par ces évènements.

Le Qatar a annoncé une réduction de 17 % de sa capacité d'exportation de GNL suite aux récentes attaques sur ses sites de production, rendant le contexte encore plus complexe alors que Téhéran tente de faire face à ces frappes.
Malgré les demandes de Donald Trump d'un cessez-le-feu concernant les infrastructures énergétiques, la situation demeure volatile. Le ministre iranien des Affaires étrangères a averti que Téhéran ne montrerait aucune "retenue" en cas de nouvelles attaques contre ses infrastructures.
Les nations occidentales, dont la France, le Royaume-Uni et l'Italie, se disent prêtes à sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz, un passage clé pour le transport pétrolier, mais uniquement après un cessez-le-feu.
Pour atténuer l'impact sur le marché pétrolier, l'Agence internationale de l'énergie a entamé la libération de réserves stratégiques, promettant jusqu'à 426 millions de barils pour stabiliser la situation.







