Chan Thao Phoumy, un Français âgé de 62 ans, a été exécuté à Canton, en Chine, un acte confirmé par le ministère français des Affaires étrangères, qui exprime sa « consternation » face à ce tournant tragique. Ce condamné, né au Laos, a vu sa vie s'éteindre malgré les efforts déployés par les autorités françaises pour solliciter une clémence humanitaire en sa faveur.
Selon le communiqué du ministère, la France réaffirme son opposé à la peine de mort dans toutes ses formes et appelle à son abolition universelle. Le ministère exprime également son regret pour le manque d'accès de la défense de M. Chan à la dernière audience, une situation jugée comme une violation de ses droits.
Chan Thao Phoumy avait initialement été condamné à la réclusion à perpétuité après son arrestation en 2005. Toutefois, des éléments nouveaux ont conduit à son réexamen et à une nouvelle peine de mort infligée par un tribunal de Canton, pour des accusations liées à un vaste réseau de fabrication et de trafic de méthamphétamine qui aurait fonctionné de 1999 à 2003 en Chine.
Milliers de condamnés et un appel à la réflexion
Selon l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), Chan Thao Phoumy faisait partie de quatre Français condamnés à mort à l’échelle mondiale. D'autres cas notables incluent Nora Lalam, condamnée en 2005 en Algérie, et Stéphan Aït Idir et Redouane Hammadi, condamnés au Maroc pour l'attentat de Marrakech en 1994.
Un autre Français, Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie en 2007, a récemment été transféré en France où sa peine a été commuée à 30 ans de réclusion, un exemple des complexités et des implications diplomatiques entourant les condamnations à mort.
D'après Amnesty International, la Chine reste le pays ayant le plus haut taux d'exécutions au monde, avec des milliers de personnes condamnées à mort chaque année. L'absence de statistiques officielles sur ces exécutions contribue à un climat d'opacité où les droits des condamnés sont fréquemment mis en question.







