Dans le cadre de la lutte contre l'immigration irrégulière, l'Union européenne a initié un nouveau système de contrôles automatisés aux frontières. En seulement six mois, ce dispositif a entraîné le refoulement de plus de 27 000 individus, parmi lesquels 700 ont été identifiés comme des menaces potentielles, selon la Commission européenne.
Inauguré en octobre dernier, ce nouveau cadre de contrôle vise à moderniser les méthodes de vérification des entrées dans l'UE. L'objectif affiché est d'accélérer les procédures tout en renforçant la sécurité du territoire européen. D'après les chiffres rapportés par la Commission européenne, ce changement a permis de traiter plus de 52 millions de passagers, comme l'a précisé Franceinfo.
Avec l'intégration de ces systèmes automatisés, l'enregistrement des voyageurs a été considérablement simplifié. Les contrôles nécessitent désormais moins de tamponnements manuels, diminuant ainsi le temps d'attente : il ne faut en moyenne que 70 secondes pour enregistrer un voyageur, souligne la Commission. Afin de rationaliser ce processus, les voyageurs sont tenus de se pré-enregistrer avant de se présenter aux agents de police.
Enregistrement des coordonnées et des données biométriques
Ce dispositif a été conçu pour collecter les coordonnées et les données biométriques des ressortissants non européens, tout en enregistrant leurs dates d'entrée et de sortie de l'UE. Grâce à cette avancée technologique, la surveillance des dépassements de séjour ainsi que les refus d'entrée sont désormais gérés automatiquement. Ce système s'applique à toutes les personnes n'étant pas citoyennes des 27 États membres de l'UE, ainsi que de l'Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse, désireuses d'effectuer un séjour prolongé de plus de 90 jours. En revanche, les touristes ou voyageurs pour un court séjour ne sont pas soumis à ces nouveaux contrôles.







