Initialement prévus pour 2029, les Jeux asiatiques d'hiver en Arabie saoudite ont été reportés sans date précise. Ce projet, lancé dans un climat controversé, avait déjà suscité de nombreuses critiques par rapport à une présentation sportive sans précédent dans cette région majoritairement aride.
Le journal Le Monde avait rapporté en 2022 la surprise qui avait suivi l’annonce de l’attribution de l’événement au royaume. Samedi dernier, le comité olympique saoudien et l’OCA ont précisé que la compétition était reportée, une décision qui laisse place à l'incertitude.
"Nous avons convenu d’un nouveau cadre pour assurer la réussite des Jeux, le report à une date future sera annoncé ultérieurement", ont déclaré les deux entités dans un communiqué commun. Ce type d’événement se tient habituellement dans des pays tel que le Japon ou la Chine, comme cela a été le cas à Harbin en 2025.
La compétition devait être organisée à Neom, une mégapole flambant neuve en construction dans le nord-ouest du pays. Cependant, selon un article du Financial Times, l’Arabie saoudite rencontre des difficultés majeures pour mettre en place les infrastructures nécessaires dans les délais, entraînant des discussions sur un éventuel report de quatre ans.
Le projet Neom accumule les retards
Des rumeurs ont commencé à circuler suggérant que le royaume propose aux nations comme la Corée du Sud et la Chine d’accueillir ces jeux, compte tenu de leurs précédentes expériences avec les Olympiques d’hiver. Dans un contexte où l’Arabie saoudite est souvent critiquée pour son bilan en matière de droits de l'homme, le pays cherche à redéfinir son image à travers de significatifs investissements dans le sport.
Le projet de Trojena aurait dû inclure des installations ambitieuce telles que des pistes de ski, des lacs artificiels et des hébergements de luxe. Cependant, l’ONG Greenpeace avertit que ce choix pourrait avoir des conséquences néfastes sur les écosystèmes locaux. En dépit des retards et des changements fréquents dans son développement, le directeur du fonds souverain saoudien a affirmé que Neom reste une priorité pour le royaume, avec un budget estimé à 500 milliards de dollars.







