Les membres de la FNSEA ont décidé de camper devant l’Assemblée nationale dans la nuit du 13 au 14 janvier, en dépit de l'annonce d'une "loi d'urgence agricole" faite par le Premier ministre. Cette décision a été prise pour montrer leur mécontentement face à une situation qu'ils jugent critique.
Damien Greffin, vice-président de la FNSEA, a déclaré : "Nous avons opté pour la nuit ici pour montrer notre combat. Partir maintenant, ce serait abandonner." Dans les rangs, le sentiment de fatigue est palpable, mais la détermination reste forte, comme l’a rappelé Paul Dherouville, céréalier en Occitanie : "C'est essentiel pour nous de rester unis." Les agriculteurs se trouvent à Paris, profitant d'une nuit finalement douce, tandis que leur insatisfaction croît.
Au cours de la journée, Sébastien Lecornu a annoncé un projet de loi visant à traiter les priorités agricoles telles que la gestion de l'eau, la prédation, et le soutien aux moyens de production. "Ce texte sera inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres en mars", a-t-il promis. Cependant, cette promesse n'a pas suffi à apaiser les agriculteurs, qui continuent de revendiquer des actions concrètes et immédiates.
Selon une analyse de France Info, les agriculteurs insistent sur le besoin urgent de réformes qui répondent sérieusement à leurs préoccupations. Les experts soulignent que l'agriculture française fait face à des défis importants qui nécessitent des solutions adaptatives et rapides.
En somme, la nuit devant l'Assemblée n'est pas qu'un acte de protestation, mais un symbole de résistance d'une profession qui refuse de se laisser décourager. Les agriculteurs espèrent que leur voix sera enfin entendue, tant par le gouvernement que par la société civile.







