Lors d'un rassemblement organisé récemment à La Havane, le président cubain Miguel Diaz-Canel a lancé un appel vibrant aux nations d'Amérique latine pour "serrer les rangs" en réaction à l'opération militaire américaine ayant conduit à l'arrestation de Nicolas Maduro, le dirigeant vénézuélien et un allié crucial de Cuba.
"Peuples d'Amérique, serrez les rangs !", a exhorté le président lors d'une manifestation convoquée d'urgence par le Parti communiste, pour dénoncer cette "agression militaire" dirigée contre le Venezuela. La mobilisation a eu lieu sur une place emblématique de la capitale cubaine, face à l'ambassade des États-Unis, un endroit chargé de symboles anti-imperialistes.
Diaz-Canel a qualifié l'opération américaine d'"attaque brutale et perfide" et a vivement condamné ce qu'il a décrié comme l'"enlèvement" inacceptable de Maduro. En déclarant que personne, même ceux minimement informés, ne pouvait sous-estimer les graves conséquences que cet acte criminel pourrait entraîner pour la paix régionale et mondiale, il a suscité des acclamations dans la foule, où se trouvaient également des représentants du Venezuela.
Les manifestants ont scandi des slogans tels que : "Cuba et Venezuela, un seul drapeau !" et "À bas l'impérialisme !", brandissant fièrement les drapeaux des deux nations. Selon l'une des participantes, Yamila Sarduy, "nous n'avons pas peur, nous sommes prêts à faire face à tout pour le Venezuela et Cuba".
Dans un élan similaire, le président colombien Gustavo Petro a également dénoncé l'opération américaine. Cependant, cette prise de position lui a valu un avertissement sévère de la part de Donald Trump, qui a recommandé à Petro de "faire attention" et a insinué que tout pays producteur de cocaïne pourrait être susceptible d'une attaque. Ces déclarations illustrent la tension croissante entre les États-Unis et certains pays latino-américains.
De son côté, Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a adressé un message audacieux au gouvernement cubain, suggérant qu'une capture de Maduro était un signal d'alarme pour Cuba, décrivant l’île comme "une catastrophe" dirigée par des "hommes incompétents". La réinscription de Cuba sur la liste des "États sponsors du terrorisme" sous l'administration Trump a exacerbé les tensions internationales, rendant la situation économique à Cuba encore plus précaire en raison des sanctions.
Avec cette conjonction de crises économiques, sociopolitiques et des désordres géopolitiques, la pression continue de monter dans la région. Les relations entre Cuba et le Venezuela se révèlent d'autant plus stratégiques, avec le Venezuela fournissant du pétrole à Cuba en échange de l'accueil de personnel médical et technique. Les conséquences de cette situation restent à observer, mais une chose est claire : le dialogue et l'unité entre nations d'Amérique latine sont plus que jamais essentiels.







