Le 4 janvier, le ministère de la Défense britannique a annoncé une opération conjointe avec la France visant à frapper un site souterrain présumé utilisé par le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. Cette action s'est produite dans les montagnes au nord de la célèbre ville historique de Palmyre, où l'EI a notamment cherché à stocker des armes et des explosifs.
Les forces britanniques ont déployé des bombes guidées Paveway IV pour cibler des entrées menant à cette installation, et selon les premiers rapports, la cible a été touchée avec succès. Aucun risque pour les civils n'a été signalé, et tous les avions impliqués dans cette mission sont rentrés sains et saufs, a indiqué le ministère britannique.
Le ministre de la Défense, John Healey, a exprimé sa satisfaction quant à cette action, soulignant qu'elle illustre le leadership et l'engagement du Royaume-Uni à combattre le retour potentiel de l'EI et ses idéologies violentes au Moyen-Orient.
Cette frappe intervient dans un contexte plus large de lutte contre le terrorisme en Syrie, où des frappes américaines ont également eu lieu fin décembre, visant des bastions de l'EI et faisant des victimes parmi les jihadistes. Selon divers rapports, malgré la défaite militaire de l'EI en 2019, des éléments de ce groupe continuent de mener des attaques sporadiques dans le vaste désert syrien.
Des analystes militaires pointent du doigt la persistance de ce groupe terroriste, notant que bien que territorialement affaibli, l'EI conserve des capacités d'attaque. Une récente évaluation du Centre de lutte contre le terrorisme a rappelé que la menace des groupes jihadistes n'est pas éteinte et requiert des mesures continues de la part des nations alliées. Cela souligne l'importance des opérations coordonnées comme celle récemment réalisée par le Royaume-Uni et la France, deux acteurs clés dans la lutte contre l'extrémisme au Moyen-Orient.







