Le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes a confirmé avoir mené de récentes frappes contre des navires soupçonnés de transporter de la drogue. L'annonce, faite le 31 décembre, n'a pas précisé la localisation des opérations, mais a été marquée par des pertes humaines, dont trois personnes tuées lors d'une première frappe.
Selon le Southcom, les victimes se trouvaient à bord du premier des trois navires ciblés. Les occupants des autres navires, avertis par l'attaque, auraient sauté par-dessus bord avant que leurs embarcations ne soient coulées. Cette nouvelle escalade porte le bilan des frappes américaines depuis le début de la campagne dans les Caraïbes et le Pacifique à 110 morts, un chiffre qui soulève des inquiétudes au regard du droit international et de la souveraineté des nations.
Dans un contexte où les tensions avec le Venezuela sont particulièrement vives, le président américain Donald Trump intensifie ses actions contre le régime de Nicolas Maduro, qu'il accuse de diriger un vaste réseau de narcotrafic. Ce dernier a vivement rejeté ces accusations, arguant que les États-Unis tentent de déstabiliser son gouvernement et de s'approprier les précieuses réserves pétrolières du pays. Comme signalé par Le Monde, Trump a récemment déclaré avoir autorisé des frappes sur des installations terrestres utilisées par les trafiquants, ce qui marquerait une première dans cette campagne militaire.
Des voix s'élèvent également au sein de la communauté internationale. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a exprimé des préoccupations sur la légalité de ces frappes, évoquant des « solides indices » d'exécutions extrajudiciaires. L'ONU appelle les États-Unis à mener une enquête sur ces opérations, alors que le droit international régule de manière stricte l’usage de la force militaire.
Alors que les États-Unis s'affirment comme un acteur clé de la lutte contre le narcotrafic, cet engagement militaire soulève d'importantes questions sur les conséquences humanitaires et juridiques de telles actions. Les critiques de cette politique suggèrent que de telles opérations pourraient contribuer à un cycle de violence et d'instabilité dans la région.







