Les représentants de l'Église en France expriment leur désapprobation suite à l'adoption définitive par le Parlement de la loi sur l'aide à mourir, annoncée ce mercredi. Ils s'engagent à illustrer qu'une alternative est viable.
Selon le communiqué publié le 15 juillet par le président de la Conférence des évêques, Jean-Marc Aveline, cette loi représente "une rupture grave dans l'histoire de notre pays". Il ajoute que les répercussions de cette législation, bien qu'encore incertaines, commencent à prendre forme. "Nous assistons à une transformation de notre perception de la vulnérabilité, de la vieillesse, du handicap et de la maladie", a-t-il soutenu, alertant sur les dangers d’un changement d'attitude sociétale envers les plus fragiles.
À travers un communiqué, les évêques, dont l'archevêque de Tours Vincent Jordy et l'évêque de Pontoise Benoît Bertrand, mettent en garde contre une tendance observée dans d'autres pays : "L'expérience a montré que les critères d'accès à l'aide à mourir s'élargissent souvent, mettant en péril les soins palliatifs". Ils soulignent que les personnes âgées en situation de précarité pourraient se sentir contraintes d'opter pour cette assistance, de peur de devenir un fardeau pour leurs proches.
Engagement du président
Cette réforme, promise durant le second mandat d'Emmanuel Macron, a suscité une réaction du président sur X (ex-Twitter) après le vote à l'Assemblée. Il a noté : "Sur cette question aussi intime que grave, touchant la vie, la souffrance et la dignité, j'avais pris l'engagement d'ouvrir ce chemin avec les Français. Cet engagement est tenu avec gravité et respect envers notre démocratie."
Pour les représentants de l'Église, cette décision s’inscrit dans un cadre politique perturbé : "Le Président avait promis un débat serein et respectueux. Malheureusement, les enjeux politiques, idéologiques et économiques ont relayé cette ambition au second plan." Ils affirment également leur engagement à prouver qu'une autre voie est possible, qui privilégie un accompagnement attentif et une présence soutenue pour atténuer les souffrances physiques ou psychologiques, sans abandonner qui que ce soit.







