Le conflit au Soudan continue de faire des ravages, en particulier parmi les plus vulnérables. Selon l’UNICEF, depuis le début de l’année, au moins 330 enfants ont été tués ou blessés dans les violences qui opposent l’armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Dans un communiqué, Sheldon Yett, directeur de l’UNICEF au Soudan, a exprimé sa profonde préoccupation : "Les enfants ne sont pas seulement des victimes collatérales. Ils subissent cette guerre chez eux, sur les routes, dans les marchés, et même en essayant d'accéder à des soins de santé essentiel."
En parallèle, le Conseil des droits humains de l’ONU a appelé à une enquête urgente face à l’escalade des violences, notamment à El-Obeid, une grande ville assiégée. Un texte du Conseil souligne le risque imminent de violences atrocités, en insistant sur les menaces de violences sexuelles qui font planer un lourd nuage sur des centaines de milliers de civils innocents.
Appel à un cessez-le-feu
En réponse à ces événements tragiques, le Conseil a chargé sa Mission internationale indépendante d’établir les faits au Soudan d’enquêter sur les violations présumées du droit international humanitaire. Il a aussi condamné les frappes sur les civils et les infrastructures, y compris les hôpitaux, en appelant à un "cessez-le-feu immédiat et total".
Ce conflit, opposant l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane aux FSR dirigées par le général Mohamed Hamdane Daglo, a causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés depuis avril 2023, selon l’ONU. Des organisations telles que Médecins sans Frontières soulignent que le nombre total de morts pourrait dépasser les 200 000.







