Le candidat Horizons, Édouard Philippe, a ouvert sa campagne électorale ce dimanche à l’Adidas Arena, mais c’est son ancien collègue, Laurent Jacobelli, qui lui a fait barrage. Le porte-parole du Rassemblement National n’a pas manqué de piquer l’ancien premier ministre lors d’un entretien sur Franceinfo, marquant le début d’un affrontement politique qui promet d’être animé.
Philippe a tenté de se démarquer des nationalistes, notamment Marine Le Pen et Jordan Bardella, en déclarant que le RN était un "en même temps" qui ne s’assume pas. Jacobelli a riposté, rappelant que Philippe était lui-même à l’origine de nombreux problèmes qu’il prétend maintenant résoudre, déclarant : "J’ai vu un Édouard Philippe qui proposait de guérir tous les maux de la France que lui-même avait contribué à provoquer".
Jacobelli a souligné les incohérences dans la politique de Philippe, notamment son soutien au nucléaire après avoir fermé la centrale de Fessenheim : "On a un Édouard Philippe qui nous parle d’éducation, mais on voit bien dans quel état il a laissé le pays". Cette critique soulève des questions sur son bilan lorsqu'il était premier ministre (2017-2020).
D’autre part, il n’a pas hésité à rappeler le mécontentement croissant lié à la limitation de la vitesse à 80 km/h, une décision qui avait enflammé les Gilets Jaunes en 2018 et que Philippe a récemment reconnu comme l’un de ses plus grands échecs politiques.
Pour Jacobelli, l'absence de propositions concrètes et la présence de soutiens comme Nathalie Kosciusko-Morizet, d'Agnès Buzyn et d'Éric Woerth créent un tableau d'un ancien monde. Il a même liké le meeting d'Édouard Philippe sur un ton ironique, le qualifiant de "famille Adams", suggérant que ces figures du passé n'apportent rien de nouveau à la politique française.
"On ne va pas faire du neuf avec du vieux", a-t-il déclaré, tout en affirmant que la France est "atteinte de ras-le-bol de Macron". Selon lui, même si Philippe se présente comme une alternative, cela n’enlève rien au sentiment général d’insatisfaction des citoyens.
Les tensions entre les différentes factions politiques ne devraient qu’augmenter à mesure que nous approchons de l’élection présidentielle de 2027. Reste à voir si Philippe saura rebuter les critiques de Jacobelli et promouvoir une vision qui saura capter l’attention d’un électorat visiblement lassé des promesses non tenues.







