L'annonce des festivités marquant le 250ème anniversaire des Etats-Unis, ce samedi, survient alors que le pays traverse une période de profondes divisions. Donald Trump s'est empressé de se positionner comme l'une des figures centrales de cet événement historique à Washington.
Sur le front de la météo, une tempête menaçante planait sur la capitale, avec des vents violents et des éclairs, forçant l'évacuation de l'immense esplanade du National Mall, où le président devait s'adresser à la nation.
Cette journée de l'Indépendance, qui marque le 250ème anniversaire de la Déclaration d'indépendance signée à Philadelphie, coïncide avec une vague de chaleur suffocante et a entraîné l'annulation du traditionnel défilé du 4 juillet dans la capitale.
Trump, inébranlable, a prévu un rassemblement politique sur le Mall, promettant un spectacle pyrotechnique sans précédent avec 850.000 feux d'artifice au programme, tout en cherchant à redéfinir cet anniversaire à son image.
"Malgré la chaleur, Washington est plein de vie", a-t-il posté sur son réseau social Truth Social. Lors de l'évacuation, certaines personnes ont exprimé leur mécontentement face à la situation, en scandant des slogans patriotiques.
Des officiers de police ont tenté de disperser ceux qui résistaient à partir, tandis que Trump promettait fanfares et concerts pour animer la soirée.
De nombreux citoyens, vêtus des couleurs nationales, ont célébré ce jalon à travers la ville. Patrick Thompson, un enseignant d'Alexandria, a partagé son ambivalence : "C'est formidable de célébrer cet anniversaire, mais pourquoi devrions-nous le faire sous l'emprise de Trump ?".
Rajesh Mirchandani, immigrant devenu américain, a offert une perspective différente : "L'Amérique que je célèbre est celle d'une collaboration chaleureuse et enthousiaste vers un avenir meilleur".
Cependant, les divisions demeurent visibles, exacerbées par des manifestations dans la ville, où des partisans de mouvements extrêmes sont venus afficher leurs opinions. Même en cette occasion de joie, la polarisation se fait sentir.
Au pied du Mont Rushmore, Trump a averti vendredi que l'identité américaine est menacée par des "radicaux" durant son discours patriotique. Pendant ce temps, à New York, le vice-président JD Vance a critiqué ceux qui ne reconnaissent que les imperfections de la nation.
Dans un message pour marquer l'anniversaire, Léon XIV, le premier pape américain, a salué les contributions des immigrants, un rappel de l'héritage diversifié des États-Unis. Le roi Charles III a également affirmé que le Royaume-Uni et les États-Unis continueront de défendre leurs valeurs communes.
À Philadelphie, les files d'attente se sont formées tôt devant la Cloche de la liberté et l'Independence Hall, un symbole d’un passé riche. Des concerts à travers le pays, de Boston à Los Angeles, promettent de marquer la fête.
Alors que les États-Unis commémorent plus de deux siècles et demi d'histoire, un sondage de l'université Quinnipiac révèle que 61% des Américains doutent que le pays vive à la hauteur des idéaux de la Déclaration d'indépendance de 1776.







