Récemment, des fouilles à Marina El-Alamein, localisée à environ 100 kilomètres à l'ouest d'Alexandrie en Égypte, ont mis au jour 18 tombes gréco-romaines. Ces découvertes, annoncées par le ministère du Tourisme et des Antiquités, incluent des éléments remarquables comme des chambres funéraires encore scellées après près de 2000 ans.
Les archéologues égyptiens ont signalé la présence de plusieurs tombes datant de l'époque romaine, où des dalles de fermeture en pierre demeurent intactes. Un sarcophage en granit de 2,5 mètres de long a également été retrouvé, conserve son couvercle, témoignant de la préservation exceptionnelle de ce site.
Des trésors révélateurs
À l'intérieur des tombes, des restes humains ont été découverts, accompagnés de poteries, d'amphores et d'autres objets funéraires. Parmi les trouvailles les plus étonnantes, on note 24 objets en or cachés dans la bouche de plusieurs individus, une pratique liée aux croyances sur l'au-delà.
Ce site pourrait correspondre à l’ancienne ville de Leukaspis, un port prospère durant les périodes hellénistique et byzantine. Ces résultats enrichissent l’histoire locale et attirent l’attention des archéologues du monde entier.
Une ville byzantine révélée
En outre, des investigations sur le site d’Aïn al-Sabil dans l'oasis de Dakhla, dans le désert occidental égyptien, ont mis au jour les ruines d'un village byzantin datant du IVe siècle après J.-C. Ce village, construit en briques de terre crue, possède un réseau de rues, des espaces publics, des bâtiments résidentiels, ainsi qu'une basilique, illustrant l'organisation de cette communauté urbaine au cœur du désert.
Richesses archéologiques
Les fouilles ont également révélé environ 200 ostraca en copte et en grec, ainsi que des pièces de monnaie en bronze et en or, certaines remontant au règne de l'empereur romain Constance II. Ces objets éclairent non seulement l'histoire économique de la région mais renforcent également l'importance du patrimoine égyptien.
Avec ces découvertes majeures, l'Égypte aspire à augmenter ses revenus touristiques en mettant en avant son patrimoine culturel, un atout essentiel aux côtés des recettes du canal de Suez et des transferts des Égyptiens vivant à l'étranger.







