Washington a récemment entamé le transfert de migrants vers l'archipel des Palaos, une initiative inédite annoncée par le gouvernement de cette petite nation insulaire. Ce premier migrant a été accueilli fin mai, marquant le début d'un projet qui pourrait voir 75 personnes expulsées au total, a expliqué le bureau du président des Palaos dans un communiqué relayé par l'AFP.
Cette démarche s'inscrit dans une série de mesures mises en place sous l'administration de Donald Trump, visant à intensifier l'expulsion des migrants sans papiers et des demandeurs d'asile, avec des propositions similaires pour des pays tels que l'Ouganda et le Rwanda.
Les Palaos, avec une population d'environ 20.000 habitants, se trouvent à environ 800 kilomètres à l'est des Philippines, faisant de ce pays l'un des plus petits au monde. Le protocole d'accord, révélé en décembre dernier, précise que ces migrants devront être exempts de toute accusation criminelle et seront intégrés à des rôles bénéfiques pour l'État.
L'indépendance des Palaos, acquise en 1994, inclut un accord de « libre association » permettant à l'armée américaine d'utiliser leur territoire. En contrepartie, les États-Unis fournissent un soutien financier conséquent à cette nation, ainsi que la responsabilité de sa défense nationale.
Ce développement a suscité des réactions variées, allant des préoccupations humanitaires aux débats sur la souveraineté nationale. Selon un expert du droit international, "ce type d'accord soulève des questions éthiques et pratiques quant au traitement des migrants". Les voix critiques insistent sur la nécessité d'un traitement humain et juste pour tous les migrants.







