Les États-Unis et l'Iran ont convenu le 16 juin de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, avec une cérémonie de signature programmée à Genève.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans les négociations, a annoncé que les deux pays avaient trouvé un terrain d'entente pour mettre un terme aux tensions régionales. L’accord, qui a été confirmé par les gouvernements de Washington et Téhéran, inclut une cessation des hostilités, notamment au Liban.
"L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé", a tweeté Donald Trump sur son réseau Truth Social, exprimant son soulagement face à cette avancée diplomatique.
La réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel pour la circulation maritime et le commerce pétrolier, sera également autorisée, facilitant ainsi l'écoulement du pétrole. "Que le pétrole coule à flots !", a ajouté Trump, tandis que les marchés réagissaient positivement, le cours du pétrole chutant de 4 % peu après l'annonce.
Alors que le document officiel de l'accord n'est pas encore public, il stipule la "fin immédiate et définitive de la guerre sur différents fronts, y compris au Liban", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi, sur une chaîne de télé d'État.
Les grandes lignes des négociations
Les discussions à venir, qui devraient débuter dans 60 jours, porteront sur quatre thèmes principaux : la levée des sanctions contre l'Iran, les préoccupations liées au programme nucléaire, la reconstruction du pays et l'établissement de mécanismes de suivi.
Selon des sources iraniennes, un contexte économique favorable pourrait également émerger, avec la proposition de déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés pendant la période de négociation, dont la moitié préalablement aux pourparlers. Trump a ajouté qu’un moratoire de vingt ans sur l’enrichissement d’uranium était également envisagé, ce qui pourrait ouvrir la voie à un accord définitif.
L'ONU a salué cette avancée, la qualifiant de "étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit". En effet, la guerre, débutée le 28 février, a eu un impact tragique sur la population, faisant des milliers de morts en Iran et au Liban.
Le vice-président américain J.D. Vance a annoncé sa présence à la signature du pacte à Genève, le 19 juin, avec la participation potentielle de Donald Trump, tandis qu'Emmanuel Macron a souligné l'importance de cet accord pour la régulation future en matière nucléaire et économique.
En dépit des grandes avancées, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a récemment exprimé des inquiétudes face à des attentes d'attaques israéliennes, soulignant la complexité de la situation régionale. Israël, inquiet des concessions faites à l'Iran, a menacé de répondre à des incursions potentielles.
Alors que le monde observe ces développements avec espoir, les résultats de cet accord pourraient redéfinir les relations géopolitiques du Moyen-Orient à long terme.







