Alors que la situation économique de Fibre Excellence devient de plus en plus préoccupante, la menace pèse sur 670 emplois au sein de l’entreprise, située à Saint-Gaudens, fleuron de l'industrie française. Placée en redressement judiciaire depuis avril, elle cherche un repreneur, mais la seule offre sur la table est jugée trop fragile par le gouvernement.
Selon Sébastien Lecornu, Premier ministre, cette offre ne fournit pas les garanties nécessaires pour envisager un avenir serein pour l'entreprise. En effet, alors que le stress monte parmi les travailleurs, ils appellent à un soutien accru de l'État pour sauver leurs emplois.
Jean-Michel Bulinge, délégué syndical de la CGT, explique que l'offre de reprise, portée par la direction actuelle et soutenue par plusieurs syndicats, pourrait reposer sur des bases plus solides si l'État intervenait : "Notre surplus de vapeur nous permet de produire de l'électricité, ce qui aide à équilibrer nos finances," souligne-t-il.
Un modèle économique fragilisé
Toutefois, les défis économiques sont croissants. Le prix du bois a grimpé de 150 % ces dernières années, compromettant l'équation énergétique de l'entreprise. "Aujourd'hui, les conditions sont défavorables, et cela nous plonge dans le rouge," prévient Bulinge.
Il suggère également que l'État pourrait garantir le prix de rachat de l'électricité pour rassurer de potentiels investisseurs. Malgré cela, la réponse du gouvernement reste ambivalente. "On a l'impression qu'il baisse un peu les bras. Un véritable projet industriel ne peut pas se construire en quelques semaines. Dans ces conditions, nous demandons du temps pour trouver une solution," affirme-t-il au micro de RTL.
Alors que chaque jour défile, et que la date de l'examen de l'offre par le tribunal de commerce de Toulouse approche, le sentiment d’urgence s’intensifie au sein de l’entreprise et dans les rangs des employés. Les discussions continuent mais la détermination des syndicats de défendre leur avenir reste intacte.







