Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a l'intention de présenter, lors du prochain Conseil de Paris en juin, une proposition visant à attribuer la citoyenneté d'honneur aux populations civiles de Gaza et de Cisjordanie, ainsi qu'aux journalistes palestiniens. Ce geste est perçu comme un « acte de paix », selon le maire dans un entretien accordé à Nouvel Obs.
Alors que la crise humanitaire à Gaza s'aggrave, cette initiative s'inscrit dans la tradition de Paris, qui a toujours combattu pour la liberté et la dignité humaine. L'entourage du maire a déclaré : "Paris s'engage aux côtés des civils, choisissant la vie face à la destruction et la paix face à la violence." Cette proposition de reconnaissance devrait bénéficier du soutien de la majorité de gauche, y compris des écologistes et des Insoumis.
Ce projet a été annoncé suite à une rencontre avec l'ambassadrice de Palestine, Hala Abou Hassira, à l'Hôtel de Ville. Si Paris condamne fermement les attaques terroristes du 7 octobre 2023, elle dénonce également la réaction militaire israélienne jugée disproportionnée, déclarant que les civils innocents sont les principales victimes de ce conflit. La Ville prône toujours une solution à deux États, permettant à deux peuples de vivre côte à côte dans la sécurité et le respect.
Honorer les journalistes palestiniens
Dans son discours, Grégoire a souligné l'importance d'honorer les journalistes qui exercent leur métier dans des conditions périlleuses. "Les reporters font face à un risque considérable sur le terrain. Les honorer, c'est soutenir le droit des sociétés à être informées," a-t-il déclaré.
Audrey Pulvar, adjointe en charge des relations internationales, a rappelé que Paris a déjà reconnu la citoyenneté d'honneur à d'autres villes éprouvées par des conflits, comme Kiev et le Haut-Karabakh. Selon les données fournies par Reporters sans frontières (RSF), au moins 29 journalistes ont été tués à Gaza entre décembre 2024 et décembre 2025, faisant de ce territoire l'un des plus dangereux pour la presse au monde. "Nous devons continuer à défendre la liberté de la presse et à protéger ceux qui risquent tout pour rapporter la vérité," a ajouté Pulvar.







