Le Sud-Liban, bastion du Hezbollah, abrite une population chrétienne qui, malgré la menace constante de la guerre, refuse de quitter ses villages. Les habitants, souvent pris au piège entre le Hezbollah et Tsahal, s'accrochent à leur terre et à leur communauté, défiant ainsi les dangers qui les entourent.
Be’ine ! Be’ine ! Be’ine ! – « Nous restons ! Nous restons ! Nous restons ! » Ces mots résonnent dans le collège des sœurs des Saints-Cœurs à Marjayoun, où les étudiants affirment leur détermination. Malgré une vie quotidienne semée d'embûches, la majorité des chrétiens du Sud-Liban choisissent de demeurer sur leurs terres, témoigne un rapport de Valeurs Actuelles.
Anna-Maria exprime avec émotion : « Nous avons appris à vivre avec la peur et l’incertitude. » Tandis que Clara ajoute : « Nous nous réveillons souvent au son des explosions. » La pression est énorme, surtout pour les jeunes qui étudient entre les bombardements, ce qui n'est pas sans affecter leur concentration. Georges témoigne : « L’éducation est notre forme de résistance. »
Là où d'autres s'en vont, Sarah, assistante sociale, choisit de rester : « Ma maison est ici, et je dois soutenir ceux qui sont confrontés à cette terreur quotidienne. » Son travail auprès des familles en détresse est vital, surtout dans les moments de crise.
Ils se sentent abandonnés
La situation dans les villages chrétiens est désastreuse. Le père Youssef, dans le village de Qleyaa, explique : « Nous restons afin de protéger nos maisons. » La ferveur pour leur terre est palpable, mais les dangers d'occupation et de bombardement sont omniprésents.
La directrice du collège, sœur Hyam, partage une vidéo émotive d'une élève qui a dû fuir et dont la maison a été détruite. « La douleur de ces enfants est indicible, mais leur résilience est admirable. »
Les tensions augmentent, et Chadi Sayah, maire d'Alma el-Chaab, évoque la destruction de son village et le départ forcé de la plupart de ses habitants : « Nous ne sommes pas des réfugiés. Ce conflit ne nous concerne pas ! » Mais, malgré leur résistance initiale, face aux ordres militaires, ils ont dû abandonner.
Alors qu'ils luttent pour leur droit de vivre librement sur leur terre, le soutien de la communauté nationale et internationale est essentiel. Les ONG fournissent une aide humanitaire, mais comme l'affirme Sarah, « ce que nous désirons avant tout, c’est de retrouver notre sécurité. »
Dans ces villages, l'espoir de retrouver la paix et la normalité reste fragile mais vivant. Les chrétiens du Sud-Liban illustrent une résilience admirable face à l'adversité, continuant à bâtir leur avenir malgré les défis quotidiens.







