À l’heure où les tensions politiques marquent le paysage américain, le vice-président et le numéro deux du ministère de la Justice ont soulevé une nouvelle controverse : le droit à l’indemnisation pour ceux qui ont été condamnés en raison de leur soutien à Donald Trump. Ce débat s'intensifie alors qu’un « Fonds anti-instrumentalisation » est en discussion.
Pour certains, la situation semble surréaliste : après avoir bénéficié de grâces présidentielles, les émeutiers du Capitole pourraient maintenant être indemnisés. Lors d'une déclaration récente, JD Vance, vice-président, a suggéré que toute personne estimant avoir été victime d'instrumentalisation pourrait soumettre une demande. Dans cette logique, même la candidature de Hunter Biden, fils de Joe Biden, a été évoquée par Vance.
Il y a quelques jours, Donald Trump a lancé une action en justice contre l’administration fiscale, qu'il accuse de l'avoir poursuivi pour des raisons politiques. Il réclame pas moins de 10 milliards de dollars. En réponse, le ministère de la Justice a conclu un accord le protégeant de toute poursuite fiscale future, accompagné de la création d’un fonds de 1,77 milliard de dollars destiné à indemniser ceux qui auraient été injustement visés sous l’administration Biden.
Cette initiative ne fait pas l'unanimité, même au sein des rangs républicains. John Thune, le chef de la majorité sénatoriale, a exprimé ses réserves, soulignant qu’il ne voit pas l’utilité d’un tel fonds, laissant entendre que la justice américaine est déjà capable de compenser les poursuites injustes.
Lors d'une interpellation à ce sujet, un sénateur a interrogé le vice-président sur la possibilité d'indemniser ceux qui ont agressé des policiers durant l'assaut. JD Vance a confirmé que « n’importe qui » peut faire la demande, mais a précisé que l'objectif n'était pas de rétribuer les crimes violents.
Todd Blanche, procureur général par intérim, a également clarifié que le fonds pourrait potentiellement inclure des membres de groupes comme les Oath Keepers ou les Proud Boys, souvent associés à la violence du 6 janvier. Sa comparaison avec une initiative du gouvernement Obama visant à indemniser les populations amérindiennes a suscité l’indignation de certains sénateurs, qui ont souligné l'absence de validation judiciaire pour ce nouveau fonds.
Concernant les modalités d'indemnisation, une commission de cinq personnes sera chargée d'examiner les demandes, bien que les noms des bénéficiaires et le montant des indemnités restent incertains, pour des raisons de protection de la vie privée. Todd Blanche s'est engagé à assurer une transparence totale tout en respectant les lois en vigueur.







