Une directrice d’école aux États-Unis a été arrêtée pour avoir créé un "club clandestin de bagarres" parmi ses élèves. Cette affaire, venue de l'Arkansas, a provoqué une onde de choc à travers le pays, renforcée par des vidéos montrant des actes de violence et d'humiliation.
Mary Tracy Morrison, directrice de l'établissement spécialisé Delta Institute for the Developing Brain situé à Jonesboro, a plaidé coupable des accusations de maltraitance sur mineurs et de contribution à la délinquance juvénile. Elle a été condamnée à 30 jours de prison, suivis de 120 jours d’assignation à résidence avec surveillance électronique, ainsi qu'à neuf ans de probation. Ces informations ont été rapportées par plusieurs médias, dont le New York Post et Fox News.
Un renseignement alarmant
L’enquête a été déclenchée par le témoignage d’une mère, dont le fils de 13 ans avait été victime de violence à l'école. Des vidéos accablantes ont émergé, montrant une situation que beaucoup qualifient de "fight club" pour enfants, selon People.
Les images révèlent que Morrison a demandé à 18 élèves de former un cercle autour d’un adolescent, les encourageant ensuite à le frapper et à l'humilier pendant près de 30 minutes. La directrice aurait même applaudi certains gestes de violence, approuvant les actes de ses élèves. En conséquence, la victime a été contrainte de s'excuser auprès de ses agresseurs et n’a jamais eu le droit d’évoquer l’incident.
Conséquences judiciaires
Mary Tracy Morrison a également été interdite d'exercer toute activité professionnelle auprès d'enfants, et devra renoncer à sa licence d’ergothérapie, en plus de suivre une évaluation psychologique. Trois autres membres du personnel de l'établissement ont également été inculpés dans cette affaire.
Un phénomène inquiétant en France
En France, un "fight club" identifié à Toulouse
En avril 2023, des signalements similaires ont été reçus concernant des combats clandestins organisés par des collégiens à Toulouse. Ces élèves se retrouvaient chaque vendredi, à la sortie des cours, dans une rue à proximité de leur établissement pour se battre sans aucune règle. Les combats étaient filmés et diffusés sur des plateformes sociales. L'intervention des autorités a permis de mettre un terme à ces événements, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue face à de telles pratiques.







