Le leader nord-coréen Kim Jong-un réaffirme sa détermination à conserver son arsenal nucléaire, le considérant comme vital pour sa survie face aux menaces extérieures. Lors d'une récente déclaration à l'ONU, l'ambassadeur nord-coréen a souligné que son pays ne se plierait pas aux exigences du Traité de non-prolifération (TNP).
Un arsenal nucléaire en croissance
Depuis son retrait du TNP en 2003, la Corée du Nord a réalisé une série d'essais nucléaires, accumulant une multitude d'ogives. Selon des experts du Sipri, l'institut international de recherche sur la paix, la nation pourrait posséder des dizaines d'ogives nucléaires. Alors que les États membres se réunissent aux Nations Unies, la tension demeure palpable.
« Les États-Unis et d'autres pays utilisent des prétextes sans fondement pour remettre en question notre statut », a déclaré Kim Song, l'ambassadeur nord-coréen. Ce dernier a insisté sur le fait que le statut nucléaire de la Corée du Nord, intégrée dans sa Constitution, est immuable face aux pressions internationales.
La position de Pyongyang est firmement établie
De l'avis des analystes, comme l'affirme l'expert militaire Jean-Pierre Aumont, « le régime de Kim Jong-un se sert de son arsenal comme d'un outil de légitimation de sa gouvernance ». Les propos de l'ambassadeur Kim ont renforcé cette perception, notamment avec son affirmation que le statut du pays en tant qu'Etat nucléaire ne changera pas en raison de pressions extérieures.
Avec 191 membres signataires, le TNP est en crise, comme l'a noté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui déplore l'érosion de l'esprit du traité. En janvier 2025, on comptait 12 241 ogives nucléaires dans le monde, principalement entre les mains des États-Unis et de la Russie, qui détiennent ensemble 90 % de l'arsenal mondial.







