L’Iran a affirmé qu’il ripostera par des représailles « encore plus dévastatrices » si les attaques d’Israël et des États-Unis sur des infrastructures civiles se poursuivent. Ce lundi, une partie de Téhéran a été privée de gaz après une frappe localisée qui a visé une université, endommageant une installation gazière à proximité.
L’Iran a intensifié ses opérations militaires vers Israël et les nations du Golfe, espérant avertir Donald Trump des conséquences de ses menaces répétées. Plus d’un mois après le début de ce conflit meurtrier, qui a causé des milliers de victimes et un impact profond sur l’économie mondiale, Téhéran a ciblé Israël, le Koweït et les Émirats arabes unis avec des missiles et des drones.
Des pertes humaines en Israël
En Israël, les pompiers ont découvert deux corps sous les décombres d'un immeuble touché par un missile iranien à Haïfa. De plus, deux personnes sont toujours portées disparues.
De son côté, l’armée israélienne a confirmé avoir lancé une nouvelle série de frappes en réponse à ces attaques. Une installation gazière à Téhéran a été ciblée, provoquant une coupure de gaz dans une partie de la capitale iranienne, selon la chaîne d'État Irib. Les dommages ont également affecté l’université voisine.
Les médias iraniens rapportent des frappes sur des zones résidentielles à Téhéran, entraînant l'évacuation de huit hôpitaux. L’agence de presse Tasnim a évoqué au moins cinq morts dans une attaque sur un quartier résidentiel à Qom.
Réactions et accusations
Suite aux menaces de Donald Trump visant de potentielles frappes sur les infrastructures civiles, Kazem Gharibabadi, un haut responsable des Affaires étrangères iraniennes, a dénoncé des « crimes de guerre ». Il a averti que si les attaques sur des cibles civiles persistaient, les phases futures de la riposte iranienne seraient « beaucoup plus dévastatrices ».
Le conflit, initié le 28 février par une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël sur des installations iraniennes, continue d'escalader, avec une succession de frappes et de menaces. Trump a récemment déclaré : « Ouvrez le Putain de Détroit, ou vous vivrez en Enfer », fixant un ultimatum à l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime vitale pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Le président américain, souvent imprévisible dans ses déclarations, a prévu une conférence de presse à la Maison Blanche où il devrait aborder les récents événements, notamment l'opération de sauvetage d’un pilote américain blessé. Malgré les tensions latentes, Trump a également évoqué des « bonnes chances » d'un accord avec Téhéran pour mettre fin aux hostilités.
Fluctuations du marché pétrolier
Alors que Trump semble prêt à cibler davantage d'infrastructures civiles en Iran, les tensions ont suscité des inquiétudes parmi les investisseurs du marché pétrolier. Les prix des barils de Brent et WTI flottaient autour de 110 dollars, signifiant une hausse notable suite à la tourmente géopolitique croissante. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que « toute la région allait brûler » si les pressions de Trump et Netanyahou persistent.







