Les pêcheurs de l'Hérault sont finalement décidés à ne pas déclencher de grève comme prévu le mardi 7 avril. Bernard Perez, président du comité régional des pêches d'Occitanie, a déclaré : "Nous avons choisi de privilégier l'intérêt général et la souveraineté alimentaire". Ce choix, bien qu'il ait nécessité un long processus de discussions, reflète une volonté de maintenir la continuité tout en sollicitant l'écoute du gouvernement.
Cependant, cette décision ne signifie pas que les pêcheurs sont satisfaits. Ils exigent une rencontre urgente avec les représentants du gouvernement, notamment le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de la Pêche Catherine Chabaud, pour discuter des mesures nécessaires à la survie de leur secteur. Un courrier a été envoyé pour solliciter cette réunion, souligne Perez.
Appels à l'action
Jean-Luc Nègre, deuxième secrétaire du comité national des pêches, a de son côté exprimé ses préoccupations, déclarant : "Les belles paroles c'est joli. Mais les politiques sont-ils prêts à se donner les moyens de préserver cette filière ? C'est toute la question". Sa position est claire : sans réponses adéquates de la part des autorités, des actions, y compris des grèves, pourraient reprendre. "Nous sommes prêts à aller jusqu'au bout pour nous faire entendre", a-t-il averti.
Le 24 mars, le gouvernement avait annoncé un soutien de 70 millions d'euros pour divers secteurs, y compris les pêcheurs, avec des mesures comme une aide de 20 centimes par litre de gazole maritime. Toutefois, ce plan ne semble pas encore suffisant pour apaiser les inquiétudes des professionnels de la mer. Des experts et des acteurs du secteur appellent à des mesures plus significatives et stables, capables d'assurer la pérennité des activités de pêche en Occitanie.







