Le 27 mars dernier, la mairie de Fresnes, située au sud de Paris, a été la cible d'une attaque nocturne. Des tirs de mortiers d'artifice, des dégradations et même un pillage ont eu lieu dans ce quartier qui a connu des tensions croissantes pendant plusieurs mois.
Suite à cet incident, deux adolescents soupçonnés d'avoir vandalisé la mairie ont été interpellés et placés en garde à vue. Après un bref passage en détention, ces jeunes de 16 ans ont été remis en liberté, avant d'être à nouveau arrêtés pour des actes de violence à l'encontre des forces de l'ordre, comme l'indique RTL.
Les habitants de la commune évoquent un climat de peur et d'insécurité. Une résidente a déclaré à RTL avoir régulièrement aperçu un groupe de jeunes « habillés en noir », qui, selon elle, se livreraient à des activités de vente de drogue. Elle précise que ces jeunes ne résident même pas dans la zone qu'ils fréquentent, ajoutant : "C'était clairement affiché, ils avaient tagué les murs".
Un autre riverain dénonce les nuisances causées par ces groupes, qui se rassemblent près des parkings, tentant de détruire le matériel urbain. Il estime que les autorités locales, y compris la police et la mairie, sont conscientes de la situation, mais semblent impuissantes à y remédier.
Des motivations politiques derrière la violence ?
Un habitant suggère même que le saccage de la mairie pourrait être un acte de défiance contre la municipalité actuelle, présidée par un maire de droite. "Ils ne sont pas contents qu'il y ait un maire assez radical", éructe-t-il, montrant des signes de dégradation sur les murs qui témoignent de la lutte contre un point de deal. Ce nettoyage aurait été effectué récemment dans un effort apparent de dissuasion.
Il est à noter qu'un des adolescents aurait un passé criminel lié à des violences envers des agents de l’autorité. Après les événements du 27 mars, les deux jeunes devaient respecter un couvre-feu, mais le parquet avait initialement requis leur placement en centre éducatif fermé. Le juge des mineurs a cependant opté pour une réaction éducative, moins austère. Le devenir de l’autre adolescent reste flou.







