Connue pour ses affaires criminelles, la ville d'Angers fait face à un nouveau dossier qui ravive les souvenirs d'un passé orageux. Paul Poignault, un homme de 41 ans, se retrouve devant la cour d'assises de Maine-et-Loire ce 18 mai 1927, avec un lourd passé derrière lui. Condamné à plusieurs reprises, Poignault est décrit par la presse comme un individu complexé par un fond de violence et de débauche.
Entre ivrognerie, vol et querelles répétées, le portrait dressé par l'acte d'accusation est celui d'un "malfaiteur redoutable et redouté". Sa réputation locale découle d'une série d'incidents violents, culminant avec le meurtre d'Henriette Passelande, une chiffonnière bien connue du quartier de la Doutre, qui a été abattue par ses soins. Son frère, Jules, lui, a échappé à une mort certaine de peu, soulignant les tensions palpables entre lui et les Passelande.
Les enquêteurs estiment que le conflit entre Poignault et les Passelande est avant tout ancré dans des rivalités anciennes. Jean-Michel Dubois, criminologue à l’Université d’Angers, commente : « Cette affaire résonne avec l'écho des querelles de voisinage qui, dans certaines régions, mènent à des actes tragiques. La violence devient alors un mode de règlement des différends ».
Alors que le procès s'ouvre, les habitants d'Angers s'interrogent sur la capacité de la justice à gérer ce type de criminalité. Les échos de cette affaire pourraient bien contaminer l'image d'une ville profondément marquée par les crimes du passé. La question demeure : où s'arrêtera la spirale de violence qui entoure Paul Poignault ?







