Rumeurs, ressentiments et complexités ont marqué les témoignages des témoins présents lors de la soirée tragique du 24 avril 2022 à Tonneins, où Tiago Ribeiro a été abattu d’une balle dans la tête devant son domicile à Buzet-sur-Baïse.
Le procès, qui a débuté le 16 juin, a été suspendu à cause de la tentative manquée de joindre Filipa (1), la belle-sœur de la victime, par visioconférence. Résidant au Portugal et n’ayant pu faire le déplacement à Agen, elle a finalement témoigné via un écran et un interprète. Filipa, un membre proche de la famille des accusés, Marcos Navarro et Madalena Mendes, a été interrogée sur les circonstances entourant le meurtre.
Son témoignage a laissé l’audience sur sa faim. Lors de son intervention, elle a déclaré : « Je ne connais pas la raison, je ne sais pas comment expliquer ce qui s’est passé ». Filipa a narré qu'elle était au Portugal pour Pâques lorsqu’elle a reçu un appel de Madalena, stigmatisant les évènements tragiques impliquant son beau-frère. « Marcos voulait savoir si Tiago était vivant ou mort, et il a précisé qu’il assumerait la situation si c’était le cas », a-t-elle précisé.
Un procès sous haute tension
Au fur et à mesure que les débats avancent, des révélations inquiétantes émergent, notamment sur la pression et les menaces pesant sur la famille de Tiago. Un expert a précisé que le corps de Tiago avait subi de multiples blessures faciales lors du tir, évoquant un « fracas osseux » au moment de la mort, ce qui a complexifié l’analyse médico-légale.
Les tensions entre Tiago et les accusés se sont intensifiées lors d’un rassemblement peu avant son décès, qui avait pour but d’éclaircir des accusations entourant sa consommation de drogue. Selon des témoins, bien que les échanges aient été vifs, aucune véritable bagarre n’a eu lieu. Cependant, Marcos s’est montré de plus en plus agressif envers Tiago.
« J’avais entendu des menaces, mais je ne pensais pas qu’il irait jusqu’à le tuer », a martelé Oscar, un autre proche de la victime.
Le climat de peur a conduit certains membres de la famille à se sentir en danger, avec des témoins rapportant que Isabel, la veuve de Tiago, avait quitté discrètement le pays par crainte de représailles.
Avec l’absence de preuves directes, le procès se poursuit et les proches de la victime espèrent une justice équitable. La cour d’assises entendra également d'autres témoignages, ceux qui pourraient faire évoluer le verdict,nýchant des révélations cruciales. La mère éplorée de la victime et sa famille cherchent désespérément des réponses dans un contexte où la peur et les menaces persistent.
(1) Les prénoms ont été changés.







